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vendredi, 25 juillet 2008

Retour sur rencontre nantaise

1380209617.jpgVoilà, nous l'avons fait. En début de semaine, je vous faisais part de cette rencontre autour d'une bonne table, simple et de bon goût, impliquant Yannick Poirrier, Philippe Rapiteau, et moi-même, au restaurant les Bouteilles, à Nantes (c'est pas nous sur la photo de gauche...).
 
On peut dire que la soirée s'est agréablement déroulée. J'ai eu affaire à 2 vrais spécialistes du vin français (mais pas que, loin s'en faut), ce que je ne suis pas, ayant connu mon vrai éveil au vin en Italie et donc ayant plus de connaissances avant tout sur les vins de ce merveilleux pays, merveilleux sauf quand ils nous battent en match de football à caractère éliminatoire. En tout cas, j'ai écouté et j'ai appris beaucoup de leurs visites, rencontres, coups de coeur, mais aussi de leur vision du vin.
 
Bref, nous devisâmes gaiement dans la douce fraîcheur d'une belle soirée d'été nantaise.
 
Philippe et Yannick m'avaient tous deux apporté une bouteille italienne de leur goût. Quant à moi, en bon goûjat (j'ai un doute sur l'emplacement du chapeau chinois, là...), je n'avais rien apporté, mais sachez tous deux que je n'oublierai pas et saurai me rattraper en temps et en heure.
 
Je ne résiste pas à la tentation de voler des photos issues des compte-rendus de mes 2 camarades de bouteille (avec modération) pour vous montrer leur trogne (si vraiment vous voulez voir la mienne, allez la voir chez eux, je n'ai pas encore atteint ce stade de narcissisme) :
 
Yannick
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 Philippe
 
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Passez voir leurs notes respectives sur cette soirée, ils vous parlent avec force détail des bouteilles que nous avons eu le loisir de soumettre à nos papilles. En attendant, ne croyez pas tous ce que certains journalistes, politiques et autres experts vous racontent : internet n'est pas l'antichambre de l'enfer, la toile permet tout un tas d'aventures fabuleuses, intéressantes, instructives... Il est ce qu'on en fait... Bon, j'arrête, je deviens trop lyrique, moi.
 
 
 
 

samedi, 24 mai 2008

Nero Enoteca : est-ce vraiment un bar à vins ?

1427766212.jpgVous allez dire que je fais une fixette, mais je vais quand même ré-évoquer Nero Enoteca. Mais cette fois-ci, je vais parler de ce que j'y ai vu, bu et mangeu.

D'abord la carte des vins. Les prix restent relativement raisonnables. Certes, pas de bouteille à moins de 15€ (j'ai un doute, c'est peut-être à moins de 20€), mais à Paris, des vins à bas prix en restaurant, ça ne court pas les rues... Bref, la carte des vins est assez belle avec une gamme de prix assez large, surtout vers le haut, donc, ce qui est quand même relativement normal pour un établissement de la sorte. Pour ma part, j'ai opté pour un Dolcetto d'Alba. Je ne vais pas vous en faire le détail (notamment parce que le souvenir s'estompe et que j'ai égaré mes notes), mais je dois dire qu'il était de très bon aloi. Le Dolcetto d'Alba, c'est un vin piémontais, une des principales appellations, et les parfums et saveurs proposées étaient tout-à-fait sympathiques, un bel équilibre, un beau velours fruité et une fine acidité.

J'ai commandé une assiette de charcuterie d'une taille plus que raisonnable. En fait, pour deux, en guise d'accompagnement d'un verre de vin, ç'aurai largement suffi. Et puis, je me suis pris des gnocchi al tartuffo bianco (truffes blanches, encore une spécialité du Piémont). Eh bien, tout cela était très bon, mais, je le confirme, on était plus dans un restaurant que dans un bar à vins.

Un regret ? Un décor un poil froid. En tout cas pas dans le style que je me fais d'une "ambiance vinesque" : les murs certes décorés de bouteilles, d'étiquettes, et de ces fameuses caisses en bois étaient trop blancs pour donner cette chaleur que des couleurs plus sombres auraient pu offrir.

Sinon, je reconnais que j'ai bien mangé, bien bu, et c'est quand même l'essentiel. Cela étant, le tout pour 43€. Avec la même qualité, j'aurais payé 2 fois moins cher en Italie... Allez, 30 € à Milan, mais c'est mon dernier mot. 

Conclusion ? Ceci est un restaurant avec une belle carte de vins, pas un bar à vins... . Et maintenant, vous comprenez peut-être mieux ma fixette : j'ai longtemps pensé que ce restaurant était le vrai bar à vins italiens tel que je veux le faire. Donc, j'espérais m'en inspirer. En fait, non.

(en photo, Silvia Faeza, la sommelière ayant ouvert le restaurant, mais il semblerait qu'elle ait quitté le navire...). 

jeudi, 22 mai 2008

Les bars à vins italiens : une concurrence en France ?

Ah ça ! Pour tout vous dire, j'ai enquêté sur Paris ce week-end. J'avais au préalable listé quelques adresses qui me semblaient tout-à-fait dans mon concept de bar à vins italiens avec restauration optionnelle et non le contraire. Des bars à vins, ça existe, certes, mais pas vraiment ce que j'attendais.

Attention, ne nous méprenons pas, je ne remets pas en cause, par exemple, la qualité de ce que j'ai découvert, loin de là. En revanche, tout ce que j'ai visité fait avant tout office de restaurant, même s'ils se présentent aussi comme bar à vins. Alors, je suppose qu'à certains horaires, oui, on peut peut-être déguster son verre de Brunello en toute quiétude sans être contraint à commander un plat, mais les horaires ne sont pas tout-à-fait ceux d'un bar, mais plutôt d'un restaurant.

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Exemple, l'Enoteca, dans le quartier Bastille / Marais, propose des horaires d'ouverture allant de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h30. Ce ne sont pas des horaires de bar, ou alors, vraiment, Paris a bien changé !

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De même, Di Vino, quartier Trocadéro, indique sur son enseigne "restaurant - bar à vins italiens". Lisant cela, on peut supposer que l'on peut boire un verre de vins accompagné d'une petite cochonaille à chipoter du bout des doigts, mais pas commander tout le menu. Eh bien non ! En tout cas, pas aux horaires des repas, ou la salle arrière, la salle donnant sur le comptoir ainsi que la terrasse sont réservées aux mangeurs. Je le sais je l'ai demandé moi-même !!!

Egalement Nero Enoteca, dont j'ai déjà parlé, et dont je ne tarderai pas à reparler si le temps m'y autorise, est bien avant tout un restaurant. Certes, 2/3 personnes sur le comptoir peuvent commander leur verre, mais pas mieux... En tout cas, pour un verre de vin et un petit truc à grignoter, on arrive tout de suite à des prix ne me semblant guère démocratiques.

Je ne prétends pas tout connaître, mais n'hésitez pas à me dire si je suis seul en France à proposer un concept centré avant tout sur le vin italien et non sur la restauration. 

jeudi, 06 mars 2008

l'étoile de "Il Vino", d'Enrico Bernardo

572458bab02d3faa641eef972d8c2a4b.jpgJ'ai hésité à évoquer l'étoile gagnée par le restaurant "Il Vino". D'abord, celui-ci n'a vraiment pas besoin de moi, sa publicité est assurée, de même que sa sécurité financière. Ensuite parce que, contrairement à ce que le nom ("Le vin" en italien) de ce restaurant pourrait laisser croire, il ne s'agit pas de vin particulièrement italien, pas plus que les plats proposés ne sont transalpins, donc on s'écarte légèrement des thèmes que j'ai choisis pour ce blog. Enfin parce que ce battage autour du Michelin et des attributions des étoiles tend à m'agacer un peu, entre le buzz pré-publication et cette capacité de tous les média à mettre ces informations dans leurs titres principaux, tout cela pour ne parler que des restaurateurs que seuls les happy few auront l'occasion de visiter. C'est vrai que la gastronomie fait partie, à juste titre, du patrimoine en France, et que moi-même y accorde une grande importance.
 
Mais j'ai cédé à la tentation, plus pour parler de son propriétaire que du restaurant lui-même.
 
Bon, commençons par un premier point : je n'ai jamais mis les pieds dans ce restaurant, donc, vous ne lirez pas ici une critique oeno-gastronomique de l'endroit. François-Régis Gaudry, par exemple, de l'Express, sait de toute façon faire ça mieux que moi.
 
Deuxième point, le concept, quand même, il est original, alors il convient de s'y arrêter. Dans ce restaurant, nous n'avons accès qu'à la carte des vins : on choisit un vin au verre, et le plat sera alors déterminé en fonction du vin choisi. Une sorte d'accord mets-vins inversés : on ne choisit plus le vin en fonction du plat, mais le plat en fonction du vin. D'ailleurs, on ne choisit pas le plat, il se choisit de lui-même compte tenu du vin. Le prix d'appel du premier menu reste en plus relativement abordable, puisque pour 50 €, on peut avoir entrée - plat - dessert accompagnés, bien sûr de 3 verres de vin.
 
Troisième point à souligner : la rapidité avec laquelle la première étoile a été obtenue. En effet, le restaurant n'a ouvert qu'en septembre 2007. C'est plutôt une bonne performance, me semble-t-il
 
f64d12ac13738e4d354b7faa67294ce2.jpgMais, la raison pour laquelle j'ai souhaité évoquer cette étoile, c'est son propriétaire, Enrico Bernardo. Enrico Bernardo, comme son nom l'indique - mais de nos jours, on n'est plus sûr de rien, ma bonne dame - est italien.
Enrico Bernardo est passé par toutes les récompenses auxquelles les meilleurs sommeliers peuvent prétendre :
  • 1996 : meilleur sommelier de Lombardie
  • 1997 : meilleur sommelier d'Italie
  • 2002 : meilleur sommelier d'Europe
  • 2004 : meilleur sommelier du monde
C'est dur de faire mieux, dans ce registre... Ah oui, il a été aussi élu en 1992 meilleur jeune cuisinier d'Europe. Difficile de lui retirer une certaine légitimité à ouvrir le restaurant qu'il a ouvert.
Bernardo est par ailleurs passé par le clos de la violette, qui vient d'ailleurs de rétrograder de deux à une étoile dans le Michelin, par le V, de l'hôtel George V, puis a créé la Villa Madie, à Cassis.
 
Donc, voilà, félicitations à Enrico Bernardo, d'autant qu'il n'a que 31 ans, le bougre... Je vous recommande la chronique de Thierry Richard dans Rue89.
 
 

mercredi, 05 mars 2008

L'univers Taillevent

 
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J'inaugure une nouvelle catégorie : celle des reconnaissances. Après tout quand on dit du bien de moi, il faut bien que je m'en vante, sinon qui le fera ? Or donc, c'est Taillevent, qui a décidé que mon blog méritait une petite attention pour ceux qui pouvaient s'intéresser au vin italien.
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On trouve cette information sur leur blog "La nouvelle du jour", où l'on parle de mon blog comme d'un blog très intéressant. Voilà, on a ses petites victoires, en attendant les grandes...
 
Pour en savoir plus sur ce grand restaurant, vous pouvez toujours commencer par Wikipédia, mais, n'oubliez pas, ce n'est qu'un début, Wikipédia ayant ses limites.
Cependant, pour évoquer ce qui a fait l"actualité de ce restaurant ces dernières années, je donnerais 3 repères :
  • La perte d'une étoile au guide Michelin en 2007 (il en reste encore 2, ça va bien quand même !)
  • La citation du lieu au générique de Ratatouille en 2007, dont les créateurs se sont inspirés
  • La mort de son patron Jean-Claude Vrinat en janvier 2008

 
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