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vendredi, 04 janvier 2008

Eugenio Collavini : une grosse structure du Frioul

Un siècle contemple les Collavini. Une grosse entreprise, là encore familiale, produisant 1,5 millions de bouteilles par an, ce qui en fait l'un des producteurs de la région. Je suis allé les voir en décembre, lors, justement, de mon passage dans le Frioul.

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On a ici affaire à des gens qui écoutent le marché, qui tâchent de répondre à ses attentes, en alliant cépages internationaux et affinement en chêne français (comme à peu près partout en Italie, le chêne est français), tout en respectant leurs vins, et en offrant quelque chose de plus personnel dès qu'on touche aux cépages autochtones.

J'ai eu l'occasion de visiter toute l'entreprise, et ce que j'en ai retenu, c'est qu'on se situe plutôt à la pointe de la modernité, avec tout ce que le progrès peut offrir pour garantir un vin au plus haut de sa forme, mais, on sort, quelque peu de l'artisanat, pour se rapprocher de l'industrie. Ce n'est pas forcément un inconvénient : on aura l'assurance d'un vin toujours au moins de très bonne qualité. Mais peut-être qu'en se parant contre les mauvaises surprises, on se pare aussi contre les bonnes. Hypothèse, simple hypothèse.

J'ai pu goûter 6 de leurs meilleures bouteilles du dernier millésime, et il est vrai que la qualité est au rendez-vous. Je ne fais pas la fine bouche, je cherche juste l'accroche pour chacun des mes fournisseurs, ce qui fait, qu'en plus d'être d'excellente qualité, il a quelque chose à me raconter. Le vin, je l'ai peut-être déjà dit, doit raconter une histoire, il doit emmener en voyage. 

jeudi, 20 décembre 2007

La Bella Notte (et le bon jambon)

Toujours dans le Frioul, cette région collino montagneuse du Nord-Est de l'Italie, je suis allé visiter la Bella Notte (attention : le site s'accompagne d'une musique assez rapidement très... comment dire... chiante ? c'est le minimum...). En revanche, la présentation photo est assez sympa.
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Accueilli par un bon vivant amoureux de la France et de ses vins comme moi je pense l'être de l'Italie, de ses vins, et bien d'autres choses encore, la rencontre n'a pu que bien se passer.
 
J'ai pu y goûter à peu près toute la gamme de leurs vins, et  ils m'ont séduits par leur équilibre et leur modestie dans le cadre d'une ambition d'offrir un vin destiné à accompagner les repas et non pas destiné à faire de  grandes dégustations à l'aveugle.
 
Ainsi, l'Armonico, un assemblage de Tocai et de Malvasia, est un vin blanc tout simple tout mignon, dont les parfums d'herbes, de fleurs, incitent rapidement à passer à l'acte. Et en effet, c'est un vin qui passe tout seul, que je m'imagine assez facilement boire en apéritif, par exemple, avec une minéralité et une fraîcheur remarquables.
 
J'ai vivement apprécié également le Lune de' Ronchi. Un assemblage de Tocai et de Sauvignon qui commence à frapper pour son extrême minéralité. Pour ma part, j'aime bien ces vins blancs secs bien minéraux, mais il est vrai que cela peut aussi donner une absence de caractère. En l'occurrence, si on a un peu de temps, les notes de fruits finissent par arriver si on laisse le temps au breuvage de s'oxygéner. Arrivent donc des teintes de pomme, par exemple.
La bouche ressent tout de suite la minéralité de ce vin, malgré tout, on n'en reste pas là comme pour le bouquet, le goût de ce vin propose son caractère.
 
Je pourrais m'attarder sur les rouges, mais pour faire vite, je dirais que j'ai une préférence pour le Merlot qui n'affine pas en barriques (de chêne français, comme dans 95% des caves visitées), où le caractère du terroir n'est pas trop masqué (à mon goût) par le bois. Mais cela n'engage que moi, je suis bien conscient que l'amateur, le guide, ira plus sur ces vins de dégustations qui s'affinent des années en bois. Attention, hein, je ne suis pas contre !! Mais en l'occurrence, le Merlot du Frioul, qui se reconnaît par sa verdeur, se suffit à lui-même.
 
Bon, et surtout, je dirais que cette dégustation a eu son charme particulier par le fait que mes hôtes m'ont apporté du prosciutto crudo (jambon cru) maison provenant de leur cochon merveilleux, fabuleux. Un truc inoubliable... 
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mardi, 18 décembre 2007

Radikon : une douce folie

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Parmi mes visites de la semaine dernière, au Frioul, je suis allé voir Radikon. Radikon, c'est vraiment un monde à part dans le monde du vin italien. Quasiment sur la frontière slovène, cette entreprise qui ne produit pas plus que 30 000 bouteilles par an est tenu par un couple, Stanislao et Suzana et leur fils Sasa qui vient de terminer des études d'oenologie.
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D'ailleurs la famille parle sûrement plus le slovène que l'italien quand elle se retrouve entre elle. Mais ce ne sont que supputations. Ceci dit, je les ai plutôt entendus parler slovène. En tout cas, je ne comprenais pas tout.
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Bref, la philosophie du lieu, c'est de faire un vin le plus naturel possible et, surtout, surtout, ne pas se faire emmerder par des règles de DOC, de DOCG ou de BIO. Pas de soufre, pas de produits chimiques, toute l'élaboration est faite dans des contenants de bois.
Une anecdote qu'ils m'ont raconté est qu'ils ont quand même cherché à obtenir une DOC pour leur Ribolla Gialla, mais comme elle n'était pas de la bonne couleur définie par la DOC sur la Ribolla Gialla, ils n'ont pas eu la DOC, et ne vont d'ailleurs plus chercher à l'obtenir en changeant leur couleur. 
 
Bref, ils font ce qu'ils veulent, et ils le font bien. L'Oslavje Bianco, notamment, est très étonnant, et bon, également, ce qui ne gâche rien. Un bel "uvaggio"de 40% de Chardonnay, 30% Pinot Grigio, 30% Sauvignon donnant une couleur jaune très intense et dorée, des parfums complexes de miel et d'acacias, et surtout, des saveurs au palais qui; à l'aveugle, pourraient presque faire penser à un rouge, notamment une deuxième salve allant sur la cerise. Un vin qui peut très bien accompagner certaines charcuteries (évitons le saucisson bien sec, mais une mortadelle de Bologne peut très bien s'y accorder).
 
Le tout dégusté dans la cuisine familiale à l'ancienne, sur une belle et grande table, avec des morceaux de fromage  de la maison découpés en direct live, que demande le peuple...
 
Pour une autre vision de Radikon, allez faire un tour chez Eric Asimov. Il en parle bien mieux que moi...
 
Ah oui, une autre anecdote marrante : vous savez peut-être que l'appellation Tokai va devenir réserver à la Hongrie. Il reste encore quelques petites résistances ça et là, mais le Frioul et l'Alsace, notamment, vont devoir trouver un nouveau nom à leur Tokai. Dans le Frioul, on s'orient vers le Friulano (original, non ?), mais Radikon, lui, a choisi le Jakot (cherchez bien, c'est pas compliqué...).
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jeudi, 13 décembre 2007

Rocca Bernarda

D'habitude, je mets mes visites de producteurs de vin dans la catégorie "dégustations", mais là, je n'avais pas pris rendez-vous, et donc, même si j'ai été très bien reçu, le fait que la structure était relativement petite fait que je n'ai pas fait de dégustations. La Rocca Bernarda m'a quand même donnée quelques bouteilles que je dégusterai en France.
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La particularité de cette propriété est qu'elle est la propriété de l'Ordre de Malte. Je reconnais que bien que donnant globalement un caractère religieux à cette organisation et lui attribuant un vague lien avec les croisades, je ne connais pas vraiment l'Ordre de Malte. Cependant, Wikipédia propose un point de vue relativement complet de cet Ordre. Visiblement, il ne s'agit pas d'une secte (ouf...), mais d'une organisation "hospitalière". J'ignorais également qu'il s'agissait d'un Etat, même s'il est dépourvu de territoire. L'Ordre de Malte est lié au Vatican.
Quel est la conséquence d'appartenir à l'Ordre de Malte ? Tous les bénéfices de la Rocca Bernarda sont reversés à l'ordre. Eh oui. L'avantage est qu'on peut probablement se dire qu'on en va pas se faire escroquer.
 
Bon, je goûterai le vin de retour en France...

mercredi, 12 décembre 2007

Erbaluna

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Ah... Erbaluna... Toujours dans le Piémont, mais situé au coeur du coeur du vin du Piémont, là où se fait l'un des plus grands vins italiens, n'en déplaise au Wine Spectator, qui, bien qu'ayant inséré 2 vins italiens dans son TOP 10 2007, est resté en Toscane pour décerner ces hautes récompenses. D'ailleurs le premier Barolo classé (59ème) est également l'unique.
 
Mais, je m'égare, je m'égare... Donc, Erbaluna est sise à La Morra, qui, comme son nom ne l'indique pas, est le coeur du Barolo, alors que Barolo petit village non loin de là, a plus donné son nom que ses vignoble. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, il y a également des vignobles à Barolo. La preuve : je vous ai déjà fait un compte rendu sur Marchesi di Barolo.
 
Bon, je voulais juste dire qu'il y a des chances que cette petite entreprise qui produit du vin bio et en petites quantités soit présente sur mes étals...
Rappel : dans le vin bio, c'est avant tout le raisin qui est bio. Après, pour la suite, il n'y a pas vraiment de normes. Certains font du bio jusqu'à l'ayatoyallisme (beau néologisme), d'autres cherchent une autre voie, une voie raisonnée entre le bio et le "chimique". Quoique, je peux quand même que parmi les producteurs visités jusqu'alors, j'ai plutôt affaire à des gens raisonnables

 
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