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jeudi, 31 juillet 2008

Mon stage licence IV

En tant que titulaire de la licence IV, je ne pouvais cependant pas l'exploiter. Pourtant, la mutation a bel et bien été effectuée, les formalités se sont bien passées, oui, mais voilà : pour pouvoir exploiter une licence IV, (licence qui est nominative, et non pas attribuée à une société), il faut passer un stage. Et quand on n'a pas d'expérience, le stage dure 3 jours et coûte 700 €. La plupart des gens qui m'en ont parlé m'avaient présenté ça comme un stage inutile, donc, je ne nie pas mes a priori en arrivant au stage ce matin. D'ailleurs, en discutant avec mes compagnons d'infortune, ils avaient visiblement globalement tous le même point de vue. Donc, lundi matin, je suis arrivé sur place non dépourvu de préjugés. Oh, pas bien, les préjugés !!!! 
 
Commençons par détailler les différents poins abordés lors de ce stage :
  • les conditions d'obtention de la licence IV
  • les obligations légales pour la conserver
  • les documents à afficher dans l'établissement
  • les contraintes à respecter pour les consommations, leur prix, leur affichage
  • les règles sur la publicité pour l'alcool
  • les différentes responsabilités civiles, pénales,...
  • la discrimination
  • les règles sur la consommation de l'alcool
  • les méfaits de la drogue
  • les méfaits du tabac, et les règles pour pouvoir en revendre
  • l'évolution des lois dans l'avenir
  • la sécurité
  • les droits d'auteur
  • la télévision
  • l'évolution des règles dans l'avenir

 J'ai peut-être oublié des points, mais je crois qu'il y a quand même l'essentiel.

 Bilan ?

En positif : il serait de mauvaise foi que d'affirmer que je n'ai rien appris. Rien qui ne me fasse tomber de ma chaise, mais, il y a forcément des choses que j'ignorais en termes de normes et d'obligations légales. Et puis, la formatrice, très expérimentée dans sa carrière de défenseuse des professionnels au sein de divers syndicats, nous a balancé plein d'anecdotes croustillantes et évocatrices, notamment concernant tout ce qui peut toucher de près ou de loin à nos responsabilités ou aux risques que l'on peut prendre. Et puis, on rencontre parmi les stagiaires d'autres professionnels du métier avec lesquels échanger, ou, plus simplement développer son réseau. Il n'y a pas que des futurs barmen nantais, mais malgré tout, certaines problématiques peuvent être similaires.

1130733123.jpgEn négatif : 3 jours, c'est vraiment inutile. Sans risquer le surmenage, tout tenait laaaaaargement en 2 jours. Du coup, notre formatrice pouvait broder jusqu'à plus soif, jusqu'à assoupissement de l'auditoire par certains moments, surtout après la pause déjeûner. Elle avait le mérite d'avoir toujours quelque chose à dire, mais du coup, avec un rythme assez peu soutenu, on finissait tous les jours avant 16h30. Il faut reconnaître que, même pour ceux qui n'ont pas ouvert - donc avec un emploi du temps moins contraignant - il peut y avoir d'autres choses à faire, et que donc, un jour en plus ou en moins peut avoir un intérêt.  Rajoutons un développement sur la drogue poussé dans des détails ayant à mon sens peu de pertinence par rapport à nos professions. Evidemment des rappels sur le fait que la drogue est interdite, qu'il ne faut pas tolérer l'échange et la consommation dans l'établissement peut avoir son utilité, de même que les risques que l'on court si on accepte ces activités, fut-ce par jeanfoutisme plus que par appât du gain. Cependant, pourquoi tant de détails et graphiques sur la consommation de drogue, qui la consomme, l'efficacité de nos représentants de l'ordre ? Le comble, à mon avis a été atteint lorsqu'on nous a montré des photos des champignons hallucinogès les plus connus (9 photos, 9 noms déjà oubliés pour ce qui me concerne). Enfin, il faisait très chaud dans la salle, ce qui n'est pas très agréable ni pour soi ni pour l'odeur générale dégagée en fin d'après-midi dans la pièce : ça sentait pour le moins le poney !

mardi, 29 juillet 2008

Ca faisait longtemps : me revoilà à la une des lecteurs de 20 minutes (5)

1937225255.JPGCa faisait un moment, mais ça y est, me revoilà à la une des lecteurs de 20 minutes, ce qui est, plus exactement, la une des blogs hébérgés par 20 minutes. Ca flatte mon ego, j'aime bien...

Ca m'était déjà arrivé quelques fois, quatre fois, mais là, ça faisait un moemnt, puisque cela ne m'était pas arrivé depuis avril et ma première note sur l'affaire du Brunellopoli.

Cette fois-ci, je disserte sur l'intérêt de prendre une licence IV pour mon bar à vin. Cette licence IV est décidément mon thème fort en ce moment, vous le constaterez encore sous peu

dimanche, 27 juillet 2008

Un bar à vin sans licence IV ?

1516425578.jpgAu hasard de mes consultations de mots clés ayant abouti sur mon blog, j'ai trouvé "bar à vin sans licence IV". Ceci m'a donné envie de faire un petit topo là-dessus, sur la base de ma propre et maigre expérience.
 
Lorsque, en octobre 2007, après avoir défini mon projet et compris un peu ce que je devais chercher en terme de local et d'emplacement, j'ai entamé les démarches auprès des cabinets spécialisés en vente de fonds de commerce, beaucoup d'emplacements aussi divers que variés m'ont été proposés.
 
Je passe bien sûr sur les cabinets ayant une offre désespérément ridicule les obligeant à me proposer des locaux n'ayant que peu de points communs avec mes critères, voire à m'envoyer chaque mois des offres émanent de Lorient, Le Mans ou St-Brieuc. Je n'ai rien contre ces 3 villes, mais, quand, suite à un entretion avec un agent commercial, j'ai stipulé que je cherchais dans l'hyper centre de Nantes, il faut bien admettre que St-Brieuc, c'est moyen, comme proposition, même si c'est le meilleur emplacement de la ville.
 
En revanche, à une certaine phase de mes recherches, la reprise d'un restaurant m'a été proposée. L'emplacement n'était pas mal, non loin du château et de la cathédrale, mais il n'y avait pas de licence IV. Et là, j'ai longuement hésité. Faut-il faire l'impasse sur la licence IV ? L'impasse présente l'avantage d'augmenter l'éventail des emplacements possibles et de ne pas surpayer un fonds uniquement parce qu'il est titulaire de cette licence. En échange de quoi, on ne peut plus servir un verre de vin seul, non accompagné d'une assiette de quelque chose à manger. Là, visiblement, à en croire divers interlocuteurs, l'appréciation de ce qu'est ce quelque chose à manger est très large : il faut que le plat ne soit pas insignifiant. Ainsi, on peut penser qu'une soucoupe de cacahuètes n'est pas acceptable (je vous rassure, pas de ça chez moi). Après, à partir de quand peut-on considérer que le plat est significatif ?
Et une fois réglé ce problème, faut-il offrir ce plat au détriment de sa propre marge ? Augmenter le prix de la consommation au risque d'être décalé par rapport au marché et de déplaire au client qui n'aura rien demandé ? Choisir de ne servir que les clients qui veulent manger (auquel cas on s'éloigne du concept de bar à vin) ?
 
Face à ces contraintes, ma réponse fut finalement : pour être libre, je ne partirai jamais sans ma licence IV. Encore aujourd'hui, cela me semble la décision la plus sage par rapport à mon concept. 

mardi, 04 décembre 2007

Finalement, je ne le tente pas

Le week-end ayant porté conseil, de nombreuses personnes m'ayant déconseillé d'y aller, je jette l'éponge concernant la reprise de ce restaurant en liquidation. Les raisons ?

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  1. Pas de licence II, III ou IV, et pas de possibilités légales d'en mettre une... Cela signifie quoi ? Que je ne peux pas faire une addition ne facturant pas de nourriture. Ce qui est compliqué : soit je perds en marge en facturant une assiette dans le prix du verre de vin, soit je force le consommateur à payer plus que son verre de vin... Commercialement peu lisible, après réflexion... Donc, c'est le premier argument, et il est quasi suffisant à jeter l'éponge. Ce truc-là, on l'ignore souvent, c'est stratégique et compliqué à obtenir
  2. Une surface un peu grande pour un bar à vin : 135 m2. D'abord, le risque, c'est de dissuader les clients : la foule attire la foule, et un bar plein attire plus la foule qu'un bar vide. Autant un restaurant fait rapidement le plein aux heures de pointe, autant un bar, lui, fait son CA tout au long de la journée (même s'il y a également dans ce cas-là, des heures de pointe). Et un bar de 50 m2 donne plus rapidement l'impression de plein qu'un bar de 135 m2. Par ailleurs, cela signifierait sans doute de devoir recruter dès le début pour assumer cette surface.
  3. Un loyer trop élevé. Or, le loyer est presqu'aussi important que le montant du fonds de commerce : il représente souvent un poids important dans les charges, et contrairement aux remboursement des emprunts, il ne disparaît jamais : un loyer, c'est éternel.
Bref, adieu, veaux, vaches, cochons...

samedi, 01 décembre 2007

Je tente le coup... ou pas ?

Je vous parlais récemment d'un local qui me plaisait bien. J'avais un doute sur la licence IV. Bon, je ne pourrais pas y mettre de licence IV. Donc, je vais devoir trouver une offre qui me permet de contourner la difficulté en toute légalité sans perdre l'opportunité. Genre des formules vin + plat.
 
Finalement, j'ai rencontré un banquier hier, auquel je lui ai exposé mon projet dans les grandes lignes. Il n'a pas jeté l'éponge, mais il demande à voir le local et mon prévisionnel, ce qui me semble bien naturel. Cela me garantit un bien beau week-end... Il faut que je propose un dossier relativement acceptable. Et donc, il faudra que j'aie peaufiné mon offre commerciale.
 
L'autre hic, c'est que j'ai l'audience au tribunal de commerce mercredi 12 décembre pour défendre mon projet, et que ce jour-là, j'étais en Italie, dans le Veneto (région de Venise, donc) en prospection fournisseurs...
Un petit aller-retour low-cost ? Je ne vois que ça, pour l'instant. 

 
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