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jeudi, 15 mai 2008

Robert Parker : anatomie d'un mythe

2074711070.gifBon, je suis en train de lire "Robert Parker : anatomie d'un mythe". Ma lecture touche à sa fin, et je reste un peu sur ma fin quant à mon avis sur ce bouquin et sur le fait que je doive prendre ça pour un portrait objectif de l'homme. Le bouquin se vend comme un "Portrait non autorisé du plus grand dégustateur de tous les temps". Pour ça, il faut reconnaître que l'on comprend vite pourquoi il est non autorisé.
A titre personnel, je ne connais pas Robert Parker, dans le sens où je ne l'ai jamais rencontré. Ce que je sais de lui, c'est sa puissance à faire et défaire la cote des grands vignobles bordelais rien que sur la note sur 100 qu'il lui donnera.
Ce que je sais aussi, c'est qu'il a eu une véritable influence sur l'évolution des goûts que les vins proposent, toujours surtout dans le bordelais, à tel poins que l'on parle maintenant de vins "parkerisés".
Ce que je sais enfin, à prendre certes avec des pincettes, mais enfin, il a ma sympathie a priori, c'est le portrait peu flatteur qu'en a fait Jonathan Nossiter dans son film Mondovino, et dans son bouquin Le goût et le pouvoir, livre que j'ai évoqué à plusieurs reprises, , ici, encore là, là-bas également, et par ici. Parker est principalement accusé par Nossiter et par d'autres, de contribuer à l'uniformisation du vin. J'en parle un peu dans cette note-là.
 
Bref, ce bouquin est instructif, mais parfois, je pense qu'il gagnerait à plus d'objectivité et ne pas laisser percer l'aigreur qu'il est parfois difficile de ne pas sentir. Ainsi, accuser Parker de ne pas bien s'exprimer en français, me semble un argument critique dont on pouvait se passer. D'autant que d'autres aspects sont nettement plus efficaces et parlants.
 
Mais l'objet de cette note n'est pas de critiquer le bouquin, mais de vous faire part des extraits évoquants les vins italiens, qui comme vous le savez, constituent le thème de mon blog. Il n'y en a pas beaucoup, et encore moins qui méritent qu'on s'y arrêtent, mais j'en ai trouvé un, page 319 de l'édition française.
 
"Vers le milieu de l'année 2004, le critique le plus puissant du monde est, une nouvelle fois, distingué pour son travail. Silvio Berlusconi et Carlo Ciamp, respectivement Premier ministre et président italiens, l'élèvent à la dignité de commendatore dell'Ordine al merito delle Repubblica italiana pour sa contribution à la promotion des vins de ce pays. Une manière, peut-être, de manifester leur accord à ses déclarations fracassantes rapportées par le Los Angeles Times. Robert Parker avait en effet affirmé que, après trois voyages en Italie, "il [comprenait] les Barolo et Barbaresco 1997 mieux que leurs auteurs", dont certains descendent tout de même de plusieurs générations de vignerons. Des Piémontais qui titillent la vigne depuis des temps immémoriaux, il disait encore : "Je pense qu'ils ne réalisent pas vraiment ce qu'ils ont en main."
 
Cet extrait a pour objet de démontrer ce qui l'un des arguments majeurs de l'auteur : la fatuité du critique. C'est assez parlant, je crois. Cela démontre également que Parker, pour célèbre qu'il soit, est finalement surtout et avant tout un fin connaisseur de la région bordelaise. Je ne lui ferai pas l'injure de prétendre qu'il n'est pas un grand connaisseur d'autres régions, mais à tout le moins, il y a moins d'influence. Mais c'est sans doute bien assez comme ça...

 
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