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mardi, 15 janvier 2008

3 vins italiens, 3 producteurs, 3 régions

Samedi soir, des amis sont venus dîner. Moi, je ne perds pas une occasion de soumettre mes amis, amateurs, connaisseurs ou simples curieux du vin, à des dégustations des bouteilles que je glane de ci de là au gré de mes pérégrinations.
J'ai sorti 3 bouteilles, en plus de la bouteille de Médoc qui nous a été offert, mais qui n'est pas italienne, donc dont je ne parlerai pas. Je ne suis pas sectaire, mais j'essaye de rester focus sur mon thème...
 

 
b048a4c5ad09bd17d7e1e7717c50d38c.jpgAkra - Catarratto / Chardonnay - IGT 2006
 
La première bouteille vient de ce producteur sicilien déjà évoqué très récemment, Guarino. Il s'agit d'un mélange entre le Chardonnay et le Catarratto. Le Chardonnay, je continue à ne pas m'étendre sur ce cépage que tout le monde connaît. Le Catarratto est, comme le Grillo, un cépage typiquement sicilien. Et, comme le Grillo, c'est l'un des cépages blancs les plus cultivés en Sicile. Et comme le Grillo, ce cépage est très très souvent utilisé pour la confection du Marsala, ce fameux vin de liqueur désormais démocratisé grâce à nos pizzeria françaises.
On obtient un bon vin blanc, agréablement adapté à l'heure de l'apéritif, surtout si les olives vertes sont également de la partie. Une belle robe dorée, claire, une certaine consistance. Un bouquet assez riche, où domine le fruit mûr comme la pêche, mais aussi, des notes minérales, un peu de caramel. En bouche, les promesses sont plutôt bien tenus, avec un bel équilibre minéralité / fruit, une persistence témoignant d'un vin sachant y faire, mais sachant également rester à sa place.
D'un point de vue commercial, je dois seulement concéder un point négatif : l'étiquette me semble définitivment désuete, mais pas encore vintage. Est-ce un obstacle ? Non, mais c'est un moins, incontestablement. Et puis, je trouve que la couleur du vin blanc mérite vraiment de ne pas avoir une bouteille verte, pour qu'on puisse admirer les véritables reflets du vin.
 
 
0419ae84cc8db714d63f4829e83a926c.jpgMorellino di Scansano - Cantine Leonardo - DOC - 2006
 
J'en ai déjà parlé, alors, je vous renvoie à la note correspondante... Un vin agréable, quoi qu'il en soit, sympathique accompagnant une côte à l'os grillée à la cheminée.
 
 

 
 
 
 
4d2ca8b3df4b8252a008e48981cfc798.jpgPicolit Colli Orientali del Friuli - Rocca Bernarda - DOC 2005
 
Les italiens - les italiens sont mes amis... - ont l'habitude d'appeler ce genre de vins des vins de méditation. Mais, allez-vous me dire, que sont-ce donc, que les vins de méditation ? C'est un vin moelleux de fin de repas, que les hommes boivent pendant que les femmes débarassent la table et discutent dans la cuisine. Bon, l'image est vieillotte, mais au moins vous comprenez de quoi il s'agit. Mais c'est aussi un vin qui va bien avec la pâtisserie sèche, par exemple. Du coup, je l'ai servi avec la galette des rois... Et même les femmes en ont bu. Enfin, celle qui en avait le droit, bien sûr... Certains sommeliers italiens, certainement de mauvaise foi et chauvins, ce dont on ne peut en aucun cas accuser les français, le considèrent égal voire supérieur au fameux Château d'Yquem. A voir...
Bon, un peu plus techniquement : le Picolit du Frioul est un cépage. Il est en général récolté vers la fin octobre. Puis, il est déposé sur des caisses en bois dans des pièces bien aérées environ 1 mois, jusqu'à obtention de la concentration en sucre désirée, avec également un peu de tri pour garder le meilleur. Et ensuite, on l'affine pendant 2 ans environ.
L'intérêt du Picolit, c'est qu'il vient du Frioul, une région où il fait bien chaud l'été, mais pas démesurément pour un pays comme l'Italie, et bien froid l'hiver, étant situé à proximité des Alpes. Et donc, cela donne un vin qui oscille entre verdeur et moellosité (le mot n'existe sans doute pas, mais vous n'allez pas me dire que vous ne le comprenez pas !!). Je n'ai pas goûté de Picolit, donc j'ai peu de points de comparaison, mais il m'a semblé que pour celui de la Rocca Bernarda, producteur précédemment évoqué, l'équilibre était assez bien atteint.

jeudi, 18 octobre 2007

Le Cantine Leonardo

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Jeudi 11 octobre de matin, j'ai attaqué les cantines Leonardo. C'est en fait une sorte de coopérative d'une trentaine de vignerons créée en 1961. Cette entreprise, est passée progressivement d'une stratégie d'abondance, et donc de vin de basse à moyenne qualité, à une stratégie de "rareté" et donc de vin de très bonne qualité.

Cette coopérative est désormais réputée pour des produits très "fiables", très stables, mais au détriment peut-être encore d'un certain manque de caractère et de différentiation d'un produit à l'autre.

Dégustation :

Ser Piero 2006 IGT

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Un blanc IGT ( appellation à rapprocher de nos vins de pays) Chardonnay et Trebbiano. Grande qualité, arômes denses et mûrs, abricot et banane. Un peu épicé et fleuri (tilleul) également. Au goût, on a des sensations d'un vin très enveloppant, avec des saveurs de fruits exotiques.

14,5/20 à l'Espresso 

 

 

 

 

 

 Chianti Leonardo da Vinci 2006 DOC

85% San Giovese, 10% Merlot, 5% autres (dont Canaiolo). Le San Giovese est bien sûr le cépage roi de la Toscane, et notamment du Chianti, mais pas seulement. Le San Giovese a d'abord fermenté seul, puis le canaiolo est arrivé plus tard, plus mûr, pour concentrer le vin et abaisser l'acidité. Le vin ne fait pas de passage en fûts de chêne. Vin à boire jeune, fruité et bien rond.

14/20 à l'Espresso

 

Morellino di Scansano 2006 DOC

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C'est un vin idéal pour accompagner la cuisine Toscane, fait à 100% de San Giovese. Le raisin n'est pas récolté dans la zone du Chianti, mais dans la Maremma, zone au sud de la Toscane, à la fois plus aride et plus maritime, ce qui permet une matûrité plus rapide des grappes et permet au vin d'être assez rond. Affinage jusqu'à mars en cuves d'acier. Belle couleur rouge rubis chargée. Vin aux parfums très fruités. Les tanins sont bien présents, mais plutôt doux et ronds, vraiment pas agressifs.

12,5 /20  à l'Espresso

 

Rosso di Montalcino 2006 DOC

Voilà un vin dont la production ne peut se faire que sur les collines siennoises (le sud de la zone du Chianti), exclusivement à base de San Giovese. En l'occurrence, il est plus précisément fait de San Giovese grosso, raisin à peau plus épaisse. A l'origine, il s'agissait de la zone la plus pauvre du Chianti. Le cépage était utilisé par les producteurs de Chianti pour renforcer leurs vins. Dans la seconde moitié du XIXè siècle, un producteur de San Giovese Grosso a voulu essayer de faire un vin constitué à 100% de Grosso. Ainsi naquit le "Brunello di Montalcino", une des rolls du vin italien. Le Rosso, qui est un vin plus simple, de couleur rubis intense, un peu tanique, et très parfumé. Encore un vin plus adapté à l'accompagnement des plats (plats en sauce au champignons, notamment) qu'à la dégustation pure.

 

Chianti Riserva Leonardo 2004 DOCG

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Pour avoir l'appellation "Riserva", le Chianti doit avoir vieilli au moins 24 mois. En l'occurrence, il a fait un an en barrique, et un an en bouteille. Une robe rubis, classique pour le San Giovese, un vin assez limpide d'aspect. Le bouquet est constitué de fruits mûrs moins puissants quedans le Rosso di Montalcino, un peu couverts par d'autres parfums, tels que la vanille et la cannelle. Les parfums sont assez subtils. Bon équilibre au goût. Une finale un iodée provenant d'une culture issue de collines plus basses et dont le sol est constitué de sable gris.

14,5/20 à L'Espresso 

 

 

 

Brunello di Montalcino 2002 DOCG

2002 fut une année difficile avec beaucoup de pluie. Cependant, ce Brunello demeure tout-à-fait appréciable. Pour une appellation BdM, il faut au moins 2 ans d'affinement en chêne. La couleur de ce vin est pourpre, avec un bouquet de mûres, cassis et cerises. La dégustation affirme un bon équilibre, une certaine fraîcheur, avec parallèlement des sensations de confiture et de réglisse. Parfait avec rôtis et gibiers, ou un pecorino toscano bien avancé. Finale intéressante, malgré un léger manque de caractère.

 

San Ippolito 2005 IGT

Le raisin est récolté en fin de vendange. Il s'agit d'un assemblage à parité Merlot / Syrah. La fermentation avec macération se fait à 32°, donc une température relativement élevée, censée permettre une meilleure dissolution des tanins tout en conservant le parfum de fruits mûr. Le viellissement s'est fait pendant 12 mois dans des barriques de 225l, puis 6 mois en bouteilles. La robe de ce vin est d'un pourpre franc et consistante. Il se peut que l'on trouve quelques sédiments, en raison d'une absence de filtrage. On ressent l'odeur de fruits mûrs, mais aussi d'épices. Un vin bien rond et bien équilibré, quoiqu'encore un peu jeune.

 14,5/20 à L'Espresso

Voici un premier compte-rendu. Débutant dans ce genre d'exercice, merci de votre indulgence, et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques, évidemment.

 
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