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jeudi, 06 mars 2008

l'étoile de "Il Vino", d'Enrico Bernardo

572458bab02d3faa641eef972d8c2a4b.jpgJ'ai hésité à évoquer l'étoile gagnée par le restaurant "Il Vino". D'abord, celui-ci n'a vraiment pas besoin de moi, sa publicité est assurée, de même que sa sécurité financière. Ensuite parce que, contrairement à ce que le nom ("Le vin" en italien) de ce restaurant pourrait laisser croire, il ne s'agit pas de vin particulièrement italien, pas plus que les plats proposés ne sont transalpins, donc on s'écarte légèrement des thèmes que j'ai choisis pour ce blog. Enfin parce que ce battage autour du Michelin et des attributions des étoiles tend à m'agacer un peu, entre le buzz pré-publication et cette capacité de tous les média à mettre ces informations dans leurs titres principaux, tout cela pour ne parler que des restaurateurs que seuls les happy few auront l'occasion de visiter. C'est vrai que la gastronomie fait partie, à juste titre, du patrimoine en France, et que moi-même y accorde une grande importance.
 
Mais j'ai cédé à la tentation, plus pour parler de son propriétaire que du restaurant lui-même.
 
Bon, commençons par un premier point : je n'ai jamais mis les pieds dans ce restaurant, donc, vous ne lirez pas ici une critique oeno-gastronomique de l'endroit. François-Régis Gaudry, par exemple, de l'Express, sait de toute façon faire ça mieux que moi.
 
Deuxième point, le concept, quand même, il est original, alors il convient de s'y arrêter. Dans ce restaurant, nous n'avons accès qu'à la carte des vins : on choisit un vin au verre, et le plat sera alors déterminé en fonction du vin choisi. Une sorte d'accord mets-vins inversés : on ne choisit plus le vin en fonction du plat, mais le plat en fonction du vin. D'ailleurs, on ne choisit pas le plat, il se choisit de lui-même compte tenu du vin. Le prix d'appel du premier menu reste en plus relativement abordable, puisque pour 50 €, on peut avoir entrée - plat - dessert accompagnés, bien sûr de 3 verres de vin.
 
Troisième point à souligner : la rapidité avec laquelle la première étoile a été obtenue. En effet, le restaurant n'a ouvert qu'en septembre 2007. C'est plutôt une bonne performance, me semble-t-il
 
f64d12ac13738e4d354b7faa67294ce2.jpgMais, la raison pour laquelle j'ai souhaité évoquer cette étoile, c'est son propriétaire, Enrico Bernardo. Enrico Bernardo, comme son nom l'indique - mais de nos jours, on n'est plus sûr de rien, ma bonne dame - est italien.
Enrico Bernardo est passé par toutes les récompenses auxquelles les meilleurs sommeliers peuvent prétendre :
  • 1996 : meilleur sommelier de Lombardie
  • 1997 : meilleur sommelier d'Italie
  • 2002 : meilleur sommelier d'Europe
  • 2004 : meilleur sommelier du monde
C'est dur de faire mieux, dans ce registre... Ah oui, il a été aussi élu en 1992 meilleur jeune cuisinier d'Europe. Difficile de lui retirer une certaine légitimité à ouvrir le restaurant qu'il a ouvert.
Bernardo est par ailleurs passé par le clos de la violette, qui vient d'ailleurs de rétrograder de deux à une étoile dans le Michelin, par le V, de l'hôtel George V, puis a créé la Villa Madie, à Cassis.
 
Donc, voilà, félicitations à Enrico Bernardo, d'autant qu'il n'a que 31 ans, le bougre... Je vous recommande la chronique de Thierry Richard dans Rue89.
 
 

 
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