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mercredi, 05 décembre 2007

Coppo

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Coppo est encore une entreprise familiale. A titre personnel, j'ai été reçu par le monsieur en haut à droite. Bon, entreprise familiale, certes, mais ce n'est pas vraiment une petite affaire. D'ailleurs, comme cela m'arrive parfois (je le note plus en Italie qu'en France, mais ce n'est peut-être que mon jugement qui est biaisé), tout est fait pour en mettre un peu plein la vue, pour donner cette impression, capitale dans le vin, de modernité, respect des traditions et réussite !!! Ca, c'est le tryptique de la réussite vigneronne italienne ! Ok, mon jugement est sans doute un peu erronné, je peux le concéder.

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Coppo est installé à Canelli, la capitale du moscato d'Asti, mais qui produisait également d'autres vins, tel que la Barbera. C'est le père, Piero Coppo, qui lance la machine au début du XXème siècle. Puis, son fils, Luigi prend le relais, et enfin, les 4 fils de Luigi, soit, Piero (encore de nos jours, les italiens appellent leurs enfants du prénom de leurs parents), Gianni, Roberto, Paolo.

Bref, tout ça pour dire qu'on a essayé de m'en mettre un peu plein la vue, du genre, mon pti bonhomme, si t'es tout petit, en potentiel, tu risques bien de ne pas trop nous intéresser... En même temps, je ne peux pas dire avoir été mal accueilli, non, un oenologue m'a fait faire le tour des caves, quelque chose d'assez impressionnant, des caves creusées dans le tufo, comme souvent dans la région. D'ailleurs, la ville est un vrai gruyère.

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Etant au summum de ma grippe, j'ai annulé la dégustation (mais je suis reparti avec 2 bouteille offertes par le patron quand même), mais j'ai quand même pris le temps de discuter le bout de gras avec le frangin commis à mon accueil. Et, nonobstant toutes les réserves émises précédemment, la discussion fut malgré tout intéressante. Pas forcément encourageante, mais intéressante. En substance, mon interlocuteur ne croyait guère à la possibilité pour le vin italien de s'octroyer une part de marché correspondant à sa qualité et à son importance partout ailleurs. Il considère (et ce n'est pas le seul producteur italien opposé à cet avis) que le français est trop fier de sa production, et que si d'autres pays s'installent, ce seront les plus compétitifs en termes de prix. Il n'a sans doute pas tort. Mais je pense qu'il suffit de mettre à portée de main ces vins italiens pour susciter un intérêt. Le vin italien en France n'a pas de visibilité, ni de notoriété. Il faut le promouvoir (et non le promotionner, malheureux !!!!). 

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Bref, y a du taf... Allez, courage, se disait-il, dans sa Ford intérieur...

mercredi, 28 novembre 2007

Borgo Maragliano

Borgo Maragliano, c'est une toute petite propriété de la province d'Asti, encore un petit établissement qui fait vivre une famille et guère plus.
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Ce que je peux dire, c'est que j'ai encore été fabuleusement accueilli, il faut bien le dire, par la bru, cette fois-ci, même si son mari, un grand bavard, est passé discuter de ses vins, des vins du Piémont, des vins français, plus d'une fois. C'est tout ce qui fait le charme de cette propriété, à partir du moment où on a la chance de passer en période où ils ne sont pas en pleine bourre. On a le temps de discuter, de digresser (jusqu'à Sarkozy, rendez vous compte !, de nouer un vrai contact. Bref, c'est peu dire que j'ai apprécié voir s'écouler le temps en ces lieux. Un vrai endroit fait pour le vin, puisque, comme par exemple dans le saumurois, ici, les bouteilles sont conservées dans des caves creusées dans le tuf.
 
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Cette entreprise ne fait que du blanc. Ils ont des terres trop dures pour y cultiver autre chose. Bon, il faut aussi un spumante rosé d'excellente facture.  Mais à part ça, qu'il soit à bulles ou pas, la couleur, c'est le blanc. Et d'ailleurs, ils n'ont pas l'intention d'évoluer, ils considèrent que ce serait dénaturer la terre que d'y cultiver des cépages rouges tels que le nebbiolo, par exemple.
 
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Toujours est-il que je recommande particulièrement le Moscato d'Asti la Caliera 2006 - pour ceux, évidemment, qui ont des affinités avec le Moscato d'Asti - dont les saveurs vous envoient dans des pays où il faut tout le temps chaud, avec une certaine densité au palais, et une vraie diffusion de toutes les meilleures saveurs du Moscato.
 
Quant à moi, je crois bien que je vais travailler avec ces gens-là, même si, un peu au même titre que l'Azienda Agricola Bera, je ne peux pas me contenter de leurs produits pour représenter le Piémont... Mais, je me donne droit à 4 fournisseurs piémontais. 
 

lundi, 26 novembre 2007

Bera Fratelli

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En ce froid vendredi de novembre du Piémont (il devait bien faire un petit qqch en-dessous de 0° dans ma campagne piémontaise), je pars à la recherche de l'Azienda Agricola Bera. C'est une petite maison familiale, comme très souvent dans le Piémont, région, qui contrairement à la Toscane, est très peu organisée en coopératives. Cette maison se situe en contrebas d'un petit village perdu en haut d'une colline. Oui, je sais, encore une colline avec un village dessus...

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J'ai été accueillie par Mme Brera, la femme du patron, le patron ayant lui-même oublié notre rendez-vous. Cela n'a pas empêché la dégustation de se faire très agréablement. Là encore, on a à faire à des vins bien implantés dans la région, quels que soient les cépages utilisés et les appellations proposées, Barbaresco, Nebbiolo, Dolcetto...

La partie intéressante de Brera, en tout cas, l'une des parties intéressantes, c'est une belle gamme de "bollicine", vins à bulles.

 

Moscato d'Asti :

6eecfe52f8a74d656ec7e895901a3680.jpgUn grand classique de la région. C'est un vin blanc mousseux fait à base de cépage moscato, qui se boit légèrement frizzante, qui est plutôt sucré et très arômatique, et accompagne très bien les desserts. Bon, peut-être dans le but de développer le commerce de ce vin, de plus en plus de vignerons tendent à dire que ce vin peut se boire à tous les moments de la journée, ou alors avec de la charcuterie. Soit. Faut aimer le sucré / salé, mais pourquoi pas, sachons-nous libérer des oeillères du bon goût ou soi-disant défini comm tel. Bon, soyez prudents, malgré tout.

Note de l'Espresso : 14,5/20
 
  

 

  

 

Bera Brut :


aa4aae81e1159b4a03f6ee4388839d50.gifOn a également le Bera Brut. Ce flacon est un vin mousseux, un spumante. Il est réalisé suivant la méthode classique, plus connue (mais chut, faut pas le dire) sous le nom de méthode champenoise... Un spumante fait de chardonnay et de pinot noir. Donc, on se rapproche vraiment des mousseux français de méthode champenoise. Voilà un spumante de bonne facture, qui sans atteindre les très bons champagnes français (comme nos amis italiens le reconnaissent bien volontiers aux-mêmes), révèle bien le savoir-faire italien sur ce type de vins.

Note de l'Espresso : 14/20

 

D'un point de vue commercial, les raisons qui font que je travaillerais avec Bera - outre leur envie, bien évidemment - c'est une belle gamme complète et notamment en termes de bulles. Le fait qu'ils ne travaillent pas du tout avec la France est également important. En revanche, je ne pourrais pas me contenter de Bera dans le Piémont, dans la mesure où, de par leur situation, ils ne produisent pas de Barolo...

 

 

 

dimanche, 25 novembre 2007

Azienda Agricola Luigi Scala

Il y a maintenant 1 mois, j'ai déposé une annonce sur ce site, qui est le site du commerce extérieur de l'Italie. J'y indiquais rechercher des fournisseurs italiens, notamment, évidemment, de vin. J'ai reçu beaucoup d'offres. Certains fournisseurs m'ont même envoyé des bouteilles de leurs productions gratuitement à titre d'essai, afin que je puisse les déguster. Je dois reconnaître que je ne m'attendais pas à ce genre de résultats
 
C'est ainsi que l'Azienda Agricola Luigi Scala, une entreprise de Calabre, m'a envoyé 5 de ses vins, que j'ai reçus vendredi dernier, le 23 octobre. J'ai profité de ce week-end pour déguster 2 de ces vins. Je vais juste en parler un peu, parce que les vins de la Calabre sont loin d'être les plus connus d'Italie, et c'est rien de le dire. Et de surcroît, ils n'ont pas une excellente réputation, même si il commence à se murmurer, ici et là, que les vins du Mezzogiorno commencent à prendre de l'ampleur. Cependant, en général, c'est d'abord la Campanie (région de Naples), et ensuite la Sicile, qui sont citées en exemple.
 
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Briseo Bianco 2006 :
 
Vin blanc, constitué de 3 cépages, 1 connu de la planète entière, le Chardonnay, les 2 autres qui sont des cépages du sud  méditerranéen, notamment, le Greco (cépage d'origine grecque à la maturation plutôt tardive...) et le Mantonico, cépage que, à titre personnel, j'essayai pour la première fois.
La robe de ce vin est d'un jaune très doré, peu fréquent pour un Chardonnay, couleur sans ancun doute due aux 2 cépages autochtones. Une couleur pour le moins très prometteuse que le bouquet confirme : des fleurs, mais surtout, des fruits jaunes bien mûrs, pêche, abricot, peut-être même de la figue, de l'amande, également.
Ce vin a été testé durant l'apéritif, et j'ai un instant qu'il soit un peut trop chargé pour ce moment du repas. Mais pas du tout : pas d'overdose de sucre du tout, une belle légèreté, une fraîcheur agréable, vraiment un vin très agréable, très original et bien marqué sud de l'Italie.
 
L'espresso 2007 lui a d'ailleurs mis la belle note de 15.5/20
 
 
Ciro Rosso Classico 2005 :
 
Vin rouge obtenu à partir du cépage Gaglioppo, encore un cépage grec. De toute façon, les grecs ont longtemps dominé le sud de l'Italie, et c'est d'ailleurs sans doute eux qui ont développé le vin en Italie. Bon, je ne vais pas trop m'attarder car ce vin présente assez peu d'intérêt. Pas désagréable, non, juste une certaine absence de caractère sur laquelle il est peut-être bon de ne pas trop insister...
 
A suivre avec les prochaines dégustations de ce vigneron... 
 

samedi, 24 novembre 2007

Marchesi di Barolo

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Marchesi di Barolo, c'est une entreprise viticole avec pignon sur rue à Barolo, le petit village perché la-haut sur sa colline, et qui a donné son nom au vin du même nom, le vin parmi les vins du Piémont, le Barolo... L'entreprise est séparée en deux, un site, en-dehors du village, pour la partie administrative et logistique et un site au coeur du village pour l'accueil des clients et la vinification.

La gamme des vins proposés chez Marchesi di Barolo (littéralement : les marquis de Barolo...) est complète dans le sens où on retrouve toutes les appellations dans plusieurs gammes de prix que l'on peut retrouver dans les langhe.

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On trouve plusieurs styles de Barolo, avec des degré et des types d'affinement différents, des Barbaresco, des Nebbiolo d'Alba, des Dolcetto d'Alba, des Barbera d'Alba, des passiti, également, qui sont des vins dont le raisin est récolté tardivement et torturés, mélangés avec des herbes aromatiques, des fruits pour en faire un vin de dessert, qui se marie habilement avec du chocolat, par exemple.
 
Je ne ferai pas de compte-rendu particulier sur ma dégustation, mais le résumé que je ferais de ce que j'ai pu entrevoir, c'est que l'on a à faire ici à une entreprise qui cherche à s'adapter au goût international, ou dit "international" tout en essayant de conserver ses particularités. Le Barolo, qui normalement, doit s'affiner dans des grandes cuves de chêne de 30 à 35 hl, affinage assez typique du Barolo, est ici affiné de 2 façons différentes, avec un passage dans ces grandes cuves traditionnelles, puis dans des petites barriques de 225 litres.
 
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Un fournisseur intéressant, dans mon optique, en tout cas, en ce qu'il offre un large choix, un goût à mi-chemin entre ce qui fait la particularité du Piémont et les contraintes de la vente à l'international, son positionnement au coeur de l'appellation Barolo. J'entends d'ici le concert de désapprobation : "mais, le plus important, ce sont les impressions recueillies lors des dégustations !" Certes, quoique. Je pense que mon seul goût ne doit pas définir l'offre que je souhaite proposer. C'est une grande palette de saveurs différentes que je veux offrir, et pas seulement mes préférences. Le vin n'est pas et ne doit pas être monolithique. A fortiori dans le Piémont, ou un peu comme en Bourgogne, on a affaire à des entreprises très petites, familiales, concentrées sur des petites parcelles de vignoble. Sachons laisser décider le consommateur de ses préférences...
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Au fait, Emmanuel Delmas avait fait une petite note sur Marchesi di Barolo. Et il a une autre crédibilité que la mienne, sur ce genre d'activité...
 
 
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