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vendredi, 11 avril 2008

"VinNatur", j'y étais

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Mais c'est quoi, VinNatur ? J'en parle un petit peu dans cette note. Pour résumer le principe - noble - de cet événement, je commencerais par citer les organisateurs eux-mêmes : "...incontrare chi condivide ideologicamente e filosoficamente una cultura di trasparenza, naturalità e ricerca delle espressioni della terra." soit :"... rencontrer ceux qui partagent idéologiquement et philosophiquement une culture de transparence, naturalité et recherche des expressions de la terre". Bon, c'est un peu un brouet, à mon sens, comme phrase. Mais si l'on décrypte, on croit comprendre qu'il s'agit de vin bio.
 
Bon, la suite est moins lyrico-lambiquée, et donc plus claire : "Produrre vino in maniera naturale significa agire nel pieno rispetto del territorio, della vite e dei cicli naturali, limitando attraverso la sperimentazione, l'utilizzo di agenti invasivi e tossici di natura chimica e tecnologica in genere, dapprima in vigna e successivamente in cantina.", ce qui donne : "Produire du vin de manière naturelle signifie agir dans le plein respect du territoire, de la vigne et des cycles naturels, se limitant à travers l'expérimentation, l'utilisation des agents invasifs et toxiques de nature chimique et techonologique en général, d'abord dans la vigne et ensuite en cave."
 
Bon, voilà. Pour ajouter sur le concept : il n'y a pas une conception du vin bio, mais des conceptions. Le salon, ne fixe pas la règle et ne cherche à réunir que ceux qui ont pris cette direction, soit récemment, soit séculairement. 
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En tout cas, comme vous le constatez sur la photo ci-dessus, le lieu est assez grandiose, située sur une butte, non loin de Vicenza, comme vous le constatez sur la photo ci-dessous (je sais, ça fait répétition, mais parfois, la répétition peut donner du rythme à la phrase). On est au coeur de la Vénétie, qui, vous ne pouvez plus l'ignorer, ne recèle pas que Venise comme grande ville. Vous savez désormais en effet que Verone est dans cette région, de même que Vicenza ou Trévise.
 
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Pour revenir quand même à VinNatur, sachez qu'il y avait 53 producteurs italiens, 30 français et 9 slovènes, un événement qui n'était donc pas forcément italiano-italien. Pour ma part, j'en ai rencontré 3 d'entre eux, dont je tâcherai de vous parler à l'occasion, le premier du Alto Adige, le second d'Emilie-Romagne, le troisième de Ligurie. Des régions peut-être mineures dans le vin italien, mais je dois quand même rester focus sur mon objectif de représenter tout ce que l'Italie peut proposer dans son vignoble, qui je dois le rappeler, est extrêmement plus riche que l'image que l'on s'en fait, une image biaisée par ce qui peut être facilement accessible aux acheteurs lambdas du vin.
En tout cas, ce que je peux dire, mais cela apparaît évident, c'est que durant ce petit salon, on avait plus de temps pour parler à chacun des interlocuteurs, qui, tout en mettant moins de moyens, étaient plus disponibles que durant Vinitaly. Mais c'est aussi normal, on n'est pas dans le même objectif entre la méga-foire qu'est Vinitaly et un événement plus "confidentiel" comme VinNatur.
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En tout cas, moi, j'ai apprécié, pour donner une image, j'étais dans un fauteuil, alors que la veille, j'étais sur un tabouret. Ca peut être sympa, un tabouret, mais on y est un peu moins à l'aise pour discuter dans la longueur.

mardi, 08 avril 2008

De retour de Vinitaly

ad1afde40cd775aea2a9c23c8e210803.jpgVoilà, Vinitaly s'est terminée hier soir. Jour après jours, je vous ferai part de mes compte-rendus de dégustation, de rencontres avec des producteurs, et autres anecdotes que vous considérerez sûrement plus ou moins intéressantes.
 
Mais, en attendant, quelques impressions en vrac de cette manifestation :
 
  • Vinitaly s'est déroulé à la fiera de Verone. Toutes les villes qui se respectent en Italie ont une fiera, une sorte de lieu en partie fermé, en partie ouvert, grand souvent comme un stade de football, qui sert à accueillir des grandes manifestations professionnelles à destination des professionnels ou des particuliers. En gros c'est là qu'ont lieu l'équivalent de nos "Salons" (du livre, de l'automobile, de l'agriculture, etc). La différence, en Italie, c'est que ces manifestations sont beaucoup plus décentralisées qu'en France : des salons de grande ampleur peuvent avoir lieu en-dehors de la capitale. Bon, disons que les plus grands salons ont lieu dans les villes du nord de l'Italie, malgré tout (Turin, Milan, Verone...). Mais à Paris, les plus grands salons sont à Paris. Oui, vous me trouverez sûrement des exceptions (comme la BD à Angoulême), mais elles ne sont pas légion.

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  • Cet événement est gigantesque, puisque je confirme que la superficie occupée par l'événement avait effectivement sans exagérer la taille d'un stade de foot, avec la plus grosse partie destinée aux stands des producteurs, rangés par région, avec, évidemment, des superficies impressionnantes destinées aux producteurs toscans, piémontais ou vénitiens, les autres régions n'étant pour autant pas sous-représentées.

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  • Il est assez frappant de remarquer l'évolution de l'intérêt que l'on peut susciter de la part des exposants en fonction de la façon dont on se présente... J'ai testé pour vous, et voilà le résultat : j'ai commencé par me présenter ainsi que mon projet d'énothèque de vins italiens sur Nantes. Dans ce cas-là, pas de soucis, les gens prennent le temps de parler (pas les plus gros qui ne visent que des gros clients, mais que je ne vais d'ailleurs moi-même pas spécialement visiter), je commence par découvrir toute la gamme des vins avec un des vignerons-oenologues, puis on discute un peu conditions avec un interlocuteur plus ciblé vente / administration. J'ai aussi essayé de me présenter comme un particulier venu boire à l'oeil des plus ou moins bons vins (enfin, à l'oeil, l'entrée n'est pas donnée...). Là, dans le meilleur des cas, j'ai une hôtesse - souvent fort accorte - qui daigne me verser un peu de vin dans le fond d'un verre, espérant que je fasse rapidement place nette pour un "vrai" client. Et puis, je finis par me présenter, et là, l'hôtesse va parler à l'oreille d'un gars important, genre cravete / dégarni ou bien encore genre blonde 40 ans commerciale... Et là, je commence à devenir le roi du monde... En même temps, je comprends, j'ai même parlé de cela dans une note précédente.
  • Il est plus que temps que je me confectionne une carte de visite. Tous mes interlocuteurs me l'ont demandée... J'avais jusque là repoussé l'échéance, ne sachant quelle adresse fournir, mais tant pis, quitte à en imprimer provisoirement qu'un petit nombre, il va falloir, c'est mieux pour la crédibilité.
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  • Le ticket d'entrée de Vinitaly me semble un peu cher : pour 35 €, on rentre une journée. Bon, il est vrai, après on ne paye aucun des verres que l'on boit, et on peut aussi manger complètement à l'oeil, surtout quand on se présente comme professionnel. Je comprends qu'il faille aussi dissuader quelques arsouilles. Mais je me dis que, l'évévement durant 5 jours, cela peut vite être cher, de payer 35 € tous les jours. Bon, en même temps, moi, je suis allé 2 jours à Vinitaly, et j'ai payé en tout en pour tout 25 €, mais sur le principe, cela reste cher...
  • Cela reste d'autant plus cher que, à titre, personnel, à moins de sélectionner mes producteurs sur la base de leur bonne tête, il faut déguster la gamme des vins la plus large possible d'un même producteur. Même si, sur chaque verre, on ne boit qu'une gorgée, et que ce n'est pas nécessairement la cirrhose qui me guette, je dois reconnaître qu'au bout de 20 vins dégustés, je commence à avoir le palais complètement inapte au jugement. Je perds la notion du goût. Ainsi, après 3 ou 4 producteurs, continuer la sélection devient un peu inutile, pour ce qui me concerne. Une journée n'est donc pas suffisante.
  • Globalement, les producteurs rencontrés sont très surpris qu'un français puisse avoir l'idée d'un projet comme celui-ci en France. Le message entendu est en général celui-ci : la France est un marché difficile. En même temps, ils sont ravis de pouvoir envisager avec moi de pénétrer le marché français. Après tout, ils n'ont pour leur part rien à y perdre...
Régulièrement, je donnerai des débriefing de cette mini-semaine très riche en Italie, où je n'ai d'ailleurs pas fait que Vinitaly. 

lundi, 17 mars 2008

Au coeur du Chianti : Castello di Tornano

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Je le sais, vous allez me reprocher d'être un peu trop centré autour du chianti sur ce blog. Mais parfois, on n'y peut rien : un fournisseur vous envoie des bouteilles pour essayer, que faire ? Les jeter ? Les boire sans vous en parler ? Non, pas possible ! Mon éthique du partage des mes impressions sur le(s) vin(s) italien(s) me l'interdirait. Donc, oui, je vous le confirme, je vais vous évoquer ma dégustation de deux chianti.

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Bon, déjà, Castello di Tornano, c'est beau. C'est un peu l'image d'Epinal de la Toscane terrienne, celle du chianti, avec son soleil, ses douces collines, ses vieilles pierres médiévales, ses vignes, ses cyprès. Une première émotion coule sur mes joues à cette évocation d'une des plus belles régions que je connaisse au monde. Bon, j'ai pas encore fait le tour du monde non plus, hein...

Et puis, Castello di Tornano, c'est un petit tas de pierre placé au coeur, mais vraiment au coeur du chianti :

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Et enfin, Castello di Tornano, c'est une demeure splendide à usage touristique, pas tout-à-fait à portée de toutes les bourses, mais pour ceux qui ont la chance de pouvoir se l'offrir, dans laquelle on doit se sentir comme un coq en pâte.

 

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Bon, je me perds en circonvolutions, mais en même temps, je me dis que c'est aussi ça, l'Italie. Parfois, trop, je n'ai qu'un goût modéré pour la débauche de luxe, mais en même temps, un petit coup par ci par là, je ne dis pas non. Bref, une personne qui a pris contact sur mon blog par ce petit commentaire sur cette note m'a proposé d'essayer les vins dont elle est, si j'ai bien compris, représentante.

Ayant accepté un essai, j'ai reçu deux bouteilles de chianti : un chianti classico castello di tornano 2005 et un chianti classico riserva castello di tornano 2004. Vous avez noté la différence ? C'est le "riserva" qui fait la différence. Pour expliquer en 2 mots la différence entre un chianti classico et un chianti classico riserva, disons que c'est le vieillissement qui fait la différence : un chianti classico doit vieillir 10 mois à partir du 1er janvier suivant la récolte avant de pouvoir être commercialisé, tandis qu'un chianti classico riserva doit vieillir 24 mois dont 3 minimum en bouteille.

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Alors, donc, le chianti classico, fait pour l'essentiel de sangiovese auquel on a adjoint du canaiolo, mais aussi un fond de trebbiano toscano et de malvasia lunga (2 cépages blancs), tous des cépages typiques de la région.

L'affinement a été fait en chêne français (comme très souvent) pendant 12 mois, puis en bouteille.

Le résultat est agréable. Sans prétendre à un caractère exceptionnel pour ce chianti, j'ai retrouvé ces parfums qu'il est parfois difficile de retrouver quand l'on sort du pays d'où il est originaire, des odeurs qui l'entourent et des plats qu'il accompagne. Mais on retrouve ces odeurs fruités, de cerises à peine mûres, notamment et aussi de violette. Et puis, en goût, il y a cette acidité que trop de producteurs cherchent à masquer, cette acidité pourtant typique du sangiovese et qui donne tout son charme à cette boisson. Les tanins sont présents, légers et peu agressifs. Moi, je ne suis pas un partisan fou du chêne qui tend à masquer certaines caractéristiques d'un vin. Là on a une note finale de chêne, qui, tout en me décevant un peu, n'est pas foncièrement désagréable.

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Ce deuxième vin, le chianti classico riserva, n'est pas tout-à-fait à comparer avec le premier. En effet, le fait qu'on ait affaire à deux millésimes différents fait que la comparaison à ses limites.

Et il n'y a pas que ça : en effet, dans cette production, les cépages de complément divergent (et dix verges, c'est beaucoup...) : en plus du sangiovese et du canaiolo, on a mis une couche de merlot en plus. On sait bien ce que cela va rajouter le merlot : du fruit et de la rondeur.

L'affinement a duré 6 mois de plus en chêne.

On obtient quoi ? Un beau produit, bien rond, bien équilibré, auquel il est dur d'observer vraiment des reproches, si ce n'est qu'il manque pour le coup d'un caractère qui lui soit propre. Bien qu'aimable, il me procure moins d'émotion que le chianti classico. Mais je crois que c'est une peu mon problème en général. Mais ne gâchons pas notre plaisir, prenons-en encore un verre !!!! 

 

 

 

 

 

 

vendredi, 14 mars 2008

Déguster un Montepulciano d'Abruzzo

Je vous ai déjà parlé de ce blog : A chacun sa bouteille.

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Et pas plus tard qu'il y a pas longtemps. Eh bien, comme je suis pas exclusif, et que j'accepte que vous me trompiez avec d'autres blogs, je vous renvoie de nouveau à ce blog, pour une dégustation d'un Montepulciano d'Abruzze. Je vais en profiter pour opérer le distingo entre Vino Nobile di Montepulciano et Montepulciano d'Abruzze (prolongé parfois par la dénomination "colline teramane"). Car non, il ne faut pas confondre...

Pour commencer, il saut situer les deux endroits sur une carte. En plan large, dans un premier temps :

Donc, vous avez la ville de Montepulciano, en Toscane, à l'est de Sienne, mais à proximité de la frontière de l'Ombrie, non loin de Pérouse (Pérugia, notamment). Et puis, vous avez la province de Teramo,sur la côte orientale de l'Italie, dans les Abruzzes.

 

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En format un peu zoomé, cela donne cela :

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Mine de rien, compte tenu de la route à prendre, minimum 3 heures de voiture d'un bout à l'autre. En d'autres termes, nous ne sommes vraiment pas dans la même zone.

Donc, on a fixé un premier point pour différencer les deux : la situation géographique n'est clairement pas rapprochée.

Deuxième point important : le Vino Nobile di Montepulciano est fait à partir du cépage sangiovese (minimum 70%), complété par du canaiolo nero. Le sangiovese, pour rappel, est le cépage roi de la Toscane. Le Montepulciano d'Abruzzo est fait à partir du cépage montepulciano. Finalement, tout cela est assez logique si les 2 vins contiennent "Montepulciano" dans leurs appellations, même si dans un cas, cela vient du lieu, et dans l'autre du cépage.

Point commun :  ils sont tous les 2 en DOCG, le plus haut grade de qualité de la classification italienne. Le Vino Nobile di Montepulciano est en DOCG depûis 1980 tandis que le Montepulciano d'Abruzzo ne l'est que depuis 2003. Ce passage en DOCG du vin des abruzzes (le premier de la région) a valu un accroissement de la renommée, particulièrement à l'international, et les ventes s'en sont positivement ressenties. Le Vino Nobile di Montepulciano, à l'instar des vins toscans dans la foulée du chianti a vu son développement se faire une bonne dizaine d'années plus tôt, avec les gros efforts de progrès en qualité qu'a effectué la région à la fin des années 80, mais surtout au début des années 90. Bien sûr, au sein d'une même appellation, et comme en France, on trouve du bon et du moins bon.

A titre personnel, je ne suis pas encore allé voir de producteurs abruzzis, en revanche, j'ai fait une note sur Poliziano, un gros producteur toscan renommé de la zone de Montepulciano.

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Faisons encore une rapide focus sur chacun de ces vins :

Le Vino Nobile di Montepulciano : c'est l'un des plus vieux vins d'Italie, a priori, puisque des traces remontent au VIIIè siècle. Il a par ailleurs été dans les premiers à obtenir la DOC italienne, en 1966, le rang juste sous la DOCG. Ci-dessus, je parlais des cépages utilisés. Pour compléter, ce point, précisons : il faut un minimum de 70% de sangiovese et un maximum de 20% de canaiolo nero. Mais en fait, d'autres cépages, remplissant certaines conditions, notamment qu'ils soient autochtones, peuvent être utilisés. On peut même utiliser jusqu'à 10% de cépages blancs. Ce vin doit être affiné au moins 24 mois, dont un minimum de 12 mois en chêne avant d'être commercialisé.

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Donner quelques caractéristiques organoleptiques incontournables d'un vin est toujours une entreprise délicate, chaque producteur pouvant faire varier certains aspects, mais disons que la couleur sera rubis tendant au grenat, le parfum assez intense avec des pointes de tabac, ou d'épice, pour un vin pas trop gras et plutôt équilibré. Mais bon, quand on dit ça, on est loin d'avoir tout dit.

 

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La question du jour : pourquoi ajoute-t-on l'adjectif "nobile" (noble) dans cette appellation ? A priori, parce que c'était tout simplement le vin bu par les nobles... Pas de grand mystère là-dessous.

ad59f55c3028c9cdd8c3e153d5e6613c.jpgLe Montepulciano d'Abruzzo : l'histoire remonte à moins loin, concernant ce vin. Et sa reconnaissance fut tardive. Concernant les cépages, là aussi, soyons plus précis. Composé pour l'essentiel du cépage montepulciano (minimum 90%), il peut être complété par du sangiovese (maximum 10%). Il a une capacité de vieillissement limitée, dans le sens où 5 ans semblent représenter une bonne limite à ne pas dépasser (sauf exception, il y a toujours des exceptions). En même temps, dans sa jeunesse, il peut s'avérer un tantinet dur en raison de ses puissants tanins. Donc, entre 3 et 5 ans, voilà le bon intervalle, a priori.

 

 Merci de votre attention, bonsoir...

 

dimanche, 09 mars 2008

Nebbiolo et Barbera par Remy Charest

Remy Charest est critique oeno-gastronomique québecois. Il tien 2 blogs (blogues en québecois), un en français, un en anglais. Ils sont comme ça, les québecois, bilingues. Mais ce n'est pas le débat...
 
J'avais un peu laissé tomber sa note du 11 février, alors que j'avais l'intention dans faire une retombée chez moi, mais, il n'est jamais trop tard, et donc, 1 mois après, je vais tenter modestement de rebooster le trafic de sa note. Bon, en vrai, ce n'est pas l'objectif premier. Moi, je suis là pour parler de vin italien et le faire découvrir, pour l'essentiel.
 
4822ed38ad512ff2402ba4cb1f87e7fe.jpgDans cette note, donc, Rémy Charest évoque la dégustation d'un Barbera d'Alba, Conca Tre Pile 2004, de chez Aldo Conterno (le prénom est important, parce que des Conterno, dans le vin piémontais, il y en a une palanquée).Ce qui est intéressant, ce n'est pas tant la dégustation de ce vin et son compte-rendu, mais la digression à partir de cette dégustation sur les deux cépages majeurs du piémontais que sont le nebbiolo et le barbera.
 
Rémy Charest, déplore, sur le vin dégusté que le vigneron ait tenté de "nebbioliser" son vin, c'est-à-dire, ait tenté de lui appliquer les méthodes d'affinement d'un Barolo, par exemple, alors que ce cépage n'est pas exactement conçu pour cela.
Le barbera serait plus adapté à la confection de vins au caractère léger. Je n'en dis pas plus, allez lire la note, après tout.
 
A noter également, l'extrait d'un interview d'Angelo Gaja, figure majeure du vin piémontais, italien, mondial.
 
Bonne lecture... 

 
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