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lundi, 14 janvier 2008

Guarini et Bera : du sud au nord de l'Italie en une soirée..

Ce vendredi soir, alors que je donnais la becquée à mes deux filles en attendant le retour de ma femme en déplacement à Poitiers, je décidai d'en profiter pour ouvrir une bouteille d'un de ces fournisseurs siciliens m'ayant envoyé un colis de bouteilles à déguster.
 
Le fournisseur en question est donc l'Azienda Guarino (attention, site en construction, donc au jour où j'écris, circulez, y a rien à voir), tenue par 2 frères (dont les traces sur le web sont très limitées... pas des frères, de l'entreprise...). Et le vin est une bouteille de vin blanc, Euriale, Grillo-Chardonnay IGT. Donc, un assemblage de deux cépages, le fameux internationalement connu Chardonnay et le beaucoup moins connu, quoique très utilisé et sans doute assez souvent bu en France.
En effet, le Grillo est un cépage typiquement sicilien, le cépage le plus souvent utilisé pour produire le très fameux Marsala. Bon, il est vrai qu'en France, on connaît plus le Marsala issu de cépages rouges, mais le grillo donnera plutôt un Marsala aux teintes dorées...
Mais je m'égare, je m'égare, mon propos n'était point d'évoquer le Marsala... Le cépage Grillo va accentuer la partie miel, vanille ou citron du Chardonnay. donc plutôt les tendances chaudes du Chardonnay. La minéralité de ce vin est plutôt subtile, sans qu'au bout du compte on ait affaire à un vin d'un grand caractère, on reconnait bien un vin du sud du sud de l'Europe (et en Sicile, on y est). Donc, un vrai plaisir dégusté comme ça tranquillement, sur un coin de table, sans accompagnement, sans que pour autant on puisse garantir un souvenir inoubliable...
 
 
Et puis, ma femme est arrivée, et, une fois les filles couchées, j'en ai profité pour ouvrir une autre bouteille. Une bouteille de chez Bera, que j'ai déjà eu l'occasion de présenter.
 
c7d11b35c1e0ef5a6d6548e4bad4aa5b.jpgIl s'agit de l'Alladio Langhe Nebbiolo DOCG 2003. C'est un peu leur Barolo à eux, aux Bera. Ils n'ont pas la situation géographique pour obtenir l'appellation Barolo. Cela n'empêche pas forcément de faire un vin 100% Nebbiolo.
Ce vin offre une douce couleur rubis, avec quelques reflets orangés. C'est un vin qui titre 14°, mais qui cependant ne les fait pas, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, à mon sens. En effet, c'est un vin plutôt aérien, aux arômes de framboise, avec une petite amertume tout-à-fait sympathique.
Alors, quittons les explications de ce genre, pour faire parler le terroir. Bera est situé dans le territoire dit des "Langhe", au coeur du Piémont. Les Langhe sont une région de petites collines, qui ne sont parfois que des monticules, et, bien sûr, parfois de vraies collines.
La vraie caractéristique, c'est que, en raison de la présence voisine des Alpes, les Langhe sont souvent recouvertes d'une belle couche de brume ou de brouillard... Sans parler du froid qui arrive vite avec la nuit.
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Eh bien, le vin des Langhe, quand c'est le Nebbiolo qui s'en occupe, sait tout-à-fait retranscrire ce brouillard, ce trouble, ce froid et chaud. C'est là sa force, et c'est pour ça que c'est bon...
 
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lundi, 24 décembre 2007

Un pré-Noël mitigé (suite et fin)

Bon, je n'avais pas fini de décrire l'état de mes dégustations de ce vendredi 21 décembre, jour de pré-Noël où j'avais décidé de sortir quelques unes de mes bouteilles lors de mes pérégrinations.
 
Donc, en guise de 4ème bouteille du soir, j'ai sorti un
 
d053100d0e35e4c3425bf5bc020e778d.gifNero Mascalzone 2005 - Terre Iblee
 
Il s'agit d'un fournisseur qui m'avait contacté il y a 2 mois maintenant suite à une annonce que j'avais passé sur le site de l'ICE. Cette annonce avait pour but notamment de prendre contact avec des fournisseurs motivés dans des régions que je n'aurais pas tout de suite l'occasion de visiter.
Outre une bouteille de vin, Terre Iblee, m'a envoyé une petite bouteille de son huile d'olive ainsi qu'un sachet d'origan. Compte tenu des parfums fabuleux décelés dans l'huile d'olive et de l'origan (même si je n'en suis pas un grand connaisseur), je me faisais une joie de déboucher cette bouteille, qui plus est dans une région étant reconnue pour étant parmi celles qui montent en Italie, à savoir la Sicile (bon, ce n'est pas aussi simple, mais cela fera l'occasion d'une autre note, éventuellement).
 
Il s'agit donc d'un Nero d'Avola sicilien, le Nero d'Avola étant un cépage très répandu dans toute la Sicile. Je crois qu'on commence à en trouver en Calabre et en Pouille, mais je ne l'affirmerais pas de façon péremptoire.
 
Bon, voilà, j'ai été très très déçu. Un vin sans aucun corps, aucune structure, très acide, des tanins vraiment peu sympathiques, aucune rondeur. J'hésite vraiment à mettre ce vin dans la catégorie qui commence par un "p". Mais franchement, je n'en suis pas loin.
Bref, déçu déçu déçu. J'ai eu l'air fin, parce que j'avais hâte de le déguster et je m'attendais vraiment à un nectar. Pas forcément un grand vin, non, mais quelque chose qui aurait tout-à-fait accompagner un plateau de fromages. Mais non, rien.
 
 
 
33bf66b4786c9143a3906337736a18a8.jpgNuovo Messaggio - Bera
 
Il s'agit d'un vin Passito. Passito, késako ? Il s'agit d'un raisin vendangé à forte mâturité et qu'on laisse ensuite déshydraté sur des clayettes (passerillage, en français). Cela engendre beaucoup de perte et une très forte concentration en sucre. Ensuite, on presse le raisin et on le laisse vinifier en barriques, pour une assez longue durée en général.
Forcément, il s'agit d'un vin de dessert.
 
Bera est une petite entreprise familiale du Piémont qui est sur ma short-list, je pense.
Et le Passito, même si, de par les habitudes de consommation du vin françaises, a peu de chance de devenir un best-seller, me plaît à moi assez.
En l'occurrence, il s'agit d'un passito de moscato bianco (cépage fréquent dans le Piémont) aux couleurs ambre et or, avec des parfums complexes de zestes d'orange ou de fruits confits. Il ne faut pas en attendre nécessairement de grandes émotions, mais à l'heure du repas où on commence à être repu, il me sied beaucoup mieux qu'un moelleux, souvent servi en dessert, alors que je rechercherais quelque chose qui prend un peu moins la bouche.
 
Ici, l'on parle également du passito, et il s'agit d'un pro...
 
 
Verduzzo passito - Frioul - illégal...
 
J'ai rencontré également, au cours de mes pérégrinations, un petit producteur qui fait son petit Verduzzo passito... Je ne m'étale pas trop, mais ce tout petit producteur (qui ne vit pas de ça, ce n'est pas son métier) m'a offert un Verduzzo passito, que je viens de goûter.  Intéressant par le mélange de verdeur typique du Verduzzo, surtout dans le Frioul et le sucré de l'effet Passito.

samedi, 22 décembre 2007

Un pré-Noël mitigé

Hier soir, j'avais organisé un petit pré-Noël chez moi, un truc en famille, destiné à écouler, découvrir et faire partager certaines de mes bouteilles italiennes découvertes au fil de ma prospection. Le moins que l'on puisse dire est que le résultat est légèrement décevant. Bon, en même temps, cela aide à faire des choix.

 

26504188f516a5c127666416348daa75.gifCostebianche 2006 - Coppo 

En guise d'apéro, ou de pré-apéro, c'est-à-dire, servi non accompagné, j'avais choisi ce Chardonnay de chez Coppo. Quand j'étais allé le voir, je n'avais pas fait de dégustation chez lui. Il m'avait cependant offert 2 bouteilles à déguster de retour en France. Donc, j'ai fait ça hier.

Ce vin est un chardonnay cultivé dans le Piémont, qui a fermenté à 70% en barrique, à 30% en cuve d'acier, puis, l'affinement est réparti dans les mêmes proportions entre bois et acier.

Eh bien, moi, le chardonnay affiné dans le bois, je le dis tout de go, je n'aime pas. En tout cas, de nouveau, cela me déçoit. Ce n'est pas une question de principe, c'est que de goût, je n'aime pas, tout simplement. Ce boisé sensé adoucir, arrondir les angles n'obtient pour moi pour seul effet que de m'écoeurer. J'insiste, si je suis écoeuré, c'est bien par le goût. Sans compter, que tous les parfums du Chardonnay sont masqués.

Bref, mauvais départ désolé.

 

e15e2f953c34d58a694838ffde40ef68.jpgKerner Brut - Carpenè Malvolti

Là, c'est l'apéro. Il me semble qu'un petit mousseux méthode classique (ou, mais faut pas le dire, méthode champenoise) était bien adapté. Carpenè Malvolti est une grosse entreprise vénitienne - ce qui ne veut pas dire qu'elle est de Venise, en l'occurrence, mais du Veneto, qui est bien la région dont Venise est la capitale, mais pour autant, on est plus proche de Trévise que de Venise, vous m'avez suivi ? - qui produit plus d'1 million de bouteilles et qui est surtout connue pour son Prosecco. Mais le Prosecco, je l'avais goûté sur place, alors j'ai plutôt choisi de ramener du mousseux.

Là, leur mousseux, ils le classent dans l'Arte spumantistica (l'art du mousseux), qui est en fait une gamme positionnée en haut de leurs produits. Leur défi est de créer un nouveau produit à un excellent niveau de qualité chaque année. En l'occurrence, il s'est agit du cépage Kerner, assez proche du Riesling, et qu'on retrouve en principe plutôt en Allemagne, sans que cela soit choquant d'en retrouver dans le Frioul.

Une robe jaune tirant vert le vert une bulle fine, un bouquet de pêches et d'agrumes, quelque chose qui inspire donc une certaine légèreté, qu'on retrouve assez en bouche, mais qui, pour un brut, est sans doute un peu trop doux, sucré, ce qui alourdit par trop l'ensemble à mon goût. Et en tout cas, qui aurait été plus adapté au dessert. Mais sur le produit en lui-même, pas grand chose à dire de négatif, il est de bonne facture, sans que l'on crie non plus au génie.

  

2b53da90d5dfd99fabaff11a4c1bd2bd.jpgConte Lucio - Pinot Grigio - Bellanotte

Bon, celui-ci, je l'avais goûté, lors de mon passage dans le Frioul à la Bellanotte.

Et je l'avais vivement apprécié, et on m'avait généreusement offert une bouteille.

La magnifique couleur était déjà en elle-même quelque chose de très attirant, et son goût, aux nombreux parfums, ne faisait que confirmer cette gourmandise visuelle, des senteurs de rose, de fruits mûrs, d'amande, de noix.

Mais là, mon erreur, car c'est mon erreur, c'est d'avoir tenté de l'accompagner avec des huîtres. Et l'huître ne va pas du tout. On n'est pas dans l'incompatibilité d'humeur, mais presque, en fait. Ce vin n'est pas assez minéral, pas assez sec, pas assez frais pour bien emmener ce coquillage. Mea culpa. Mais peu de reproches à faire au vin en lui-même.

 

La suite dans une prochaine note... Encore 3 vins...

 

 

mercredi, 19 décembre 2007

Les cépages du Piémont

Régulièrement, je vais faire un tour sur mes stats, histoire de voir quels sont les mots clefs qui amènent des lecteurs ici. Ceci n'est pas dans le but de faire la pute, mais tout en restant dans le thème de ce blog, d'apporter des éclaircissements sur divers questions qui peuvent se poser. Donc, j'ai vu apparaître récemment les mots clefs "cépages du piémontais".
 
Donc, me suis-je dit dans ma Ford intérieure, pourquoi ne pas faire un petit tour non académique et non exhaustif des cépages du Piémont ?
Donc, derechef, voici ma maigre participation à votre éducation des vins italiens... 
 
Moscato bianco : cépage blanc arrivé en Italie par les colons grecs, donc, il y a maintenant un sacré bout de temps... Dans le Piémont, il donne principalement le Moscato d'Asti. C'est un cépage très arômatique avec des parfums très frais, variés, de fleurs et de fruits blancs. Sur le Moscato d'Asti, il donne un vin légèrement frizzante (mousseux) et assez sucré. Un vin de dessert, mais moins "lourd" qu'un liquoreux classique.
 
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Arneis : cépage blanc d'origine piémontaise. Et même, très précisément, on le trouve surtout dans les Langhe, la principale région du vin dans le Piémont. Donc un autochtone, mes préférés. Il sert principalement à produire le Roero, soit pur, soit assemblé avec une faible quantité de Nebbiolo. Cela donne un vin jaune léger avec parfois des reflets ambrés, un bouquet herboral, frais, minéral, qui se confirme au palais avec une légère amertume finale. 
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Erbaluce : un des cépages les plus anciennement installés dans le Piémont. Ce sont probablement les romains qui ont amené ce dérivé du Fiano. Ce cépage donne des vins relativement fins et légers, frais et acidulés. On fait souvent des "passiti" avec ce cépage.
 
On trouve bien d'autres cépages blancs, mais ceux-là sont les cépages blancs assez typiques du Piémont.
 
 
Barbera : cépage rouge originaire du Pïémont, le cépage le plus cultivé dans cette région. Ce cépage donne bien sûr le vin Barbera (on dit la Barbera), qu'il soit d'Asti ou d'Alba, mais aussi, peut-être moins connu, de Monferrato. Le changement d'appellation n'est pas juste pour le fun, car entre un point du Piémont et un autre, le Barbera peut offrir des saveurs différentes. C'est un vin qui peut se boire jeune, mais aussi qui peut vieillir quelques années, mais pas forcément plus de 5-6 (même si l'on trouve toujours des exceptions). Ce cépage est très souple, et en tant que tel, est très utilisé pour des assemblages, des "uvaggi", comme disent les italiens. On peut aussi en faire des vins légèrement "frizzanti" (j'aime bien ce mot, je trouve que ça illustre par le son : "ffffrrrrriiiiiiizzzzzz"). On en tire des bons vins, mais ce n'est sans doute pas avec ce cépage qu'on sortira les plus belles élégances piémontaises.
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Dolcetto : cépage rouge, assez réputé, également, et permettant la production d'un vin comme le Dolcetto (là encore, d'Alba, d'Asti, etc.) qui offre une belle rondeur, un vin facile à appréhender. Cela donne des vins fruités à boire jeunes, là où ils donnent le maximum de leur parfum. 

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Freisa : ce cépage donne un vin simple, aux parfums de framboise et de violette. On l'utilise souvent pour faire des vins doux fruités, frizzanti ou non. En ce moment, des producteurs tentent de le faire un peu vieillir, et certains résultas s'avèrent prometteurs.

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Grignolino : pour son nom, c'est mon préféré... Sinon, c'est un cépage qui produit des vins avec des tanins très forts, surprenant, compte tenu de sa couleur d'un rouge pas forcément extrêmement soutenu. De surcroît, la mâturation de ses raisins peut s'avérer ardue, d'où une production pas toujours très simple. Il donne des vins d'une couleur presque rosée, à boire jeunes, pas d'un intérêt démesuré, mais des bons vins de soif à l'occasion, à déguster sur une terrasse.
 
 
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Nebbiolo : La rolls des cépages du Piémont, sans aucun doute. Ce cépage donne des parfums complexes de fruits, d'épices, de fleurs séchées, avec une tanicité appréciable et modérée en même temps qu'un corps bien structuré (après, ça dépend des vignerons, hein !!!). Les plus grands vins de la région que sont le Barolo et le Barbaresco sont produits à partir du Nebbiolo. Il faut laisser passer les années pour permettre aux tanins de s'arrondir et de laisser de très grands vins mûrir.
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Comme pour les blancs, vous trouverez bien d'autres cépages, autochtones ou non, mais j'ai fait ma sélection, et puis avec ça, il y a déjà du boulot pour tout retenir, non ? Et puis, je ne vais pas me mettre à vous parler des Chardonnay, Cabernet Sauvignon ou Franc et autres Merlot, si ?

mercredi, 12 décembre 2007

Erbaluna

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Ah... Erbaluna... Toujours dans le Piémont, mais situé au coeur du coeur du vin du Piémont, là où se fait l'un des plus grands vins italiens, n'en déplaise au Wine Spectator, qui, bien qu'ayant inséré 2 vins italiens dans son TOP 10 2007, est resté en Toscane pour décerner ces hautes récompenses. D'ailleurs le premier Barolo classé (59ème) est également l'unique.
 
Mais, je m'égare, je m'égare... Donc, Erbaluna est sise à La Morra, qui, comme son nom ne l'indique pas, est le coeur du Barolo, alors que Barolo petit village non loin de là, a plus donné son nom que ses vignoble. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, il y a également des vignobles à Barolo. La preuve : je vous ai déjà fait un compte rendu sur Marchesi di Barolo.
 
Bon, je voulais juste dire qu'il y a des chances que cette petite entreprise qui produit du vin bio et en petites quantités soit présente sur mes étals...
Rappel : dans le vin bio, c'est avant tout le raisin qui est bio. Après, pour la suite, il n'y a pas vraiment de normes. Certains font du bio jusqu'à l'ayatoyallisme (beau néologisme), d'autres cherchent une autre voie, une voie raisonnée entre le bio et le "chimique". Quoique, je peux quand même que parmi les producteurs visités jusqu'alors, j'ai plutôt affaire à des gens raisonnables

 
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