Avertir le modérateur

dimanche, 09 mars 2008

Nebbiolo et Barbera par Remy Charest

Remy Charest est critique oeno-gastronomique québecois. Il tien 2 blogs (blogues en québecois), un en français, un en anglais. Ils sont comme ça, les québecois, bilingues. Mais ce n'est pas le débat...
 
J'avais un peu laissé tomber sa note du 11 février, alors que j'avais l'intention dans faire une retombée chez moi, mais, il n'est jamais trop tard, et donc, 1 mois après, je vais tenter modestement de rebooster le trafic de sa note. Bon, en vrai, ce n'est pas l'objectif premier. Moi, je suis là pour parler de vin italien et le faire découvrir, pour l'essentiel.
 
4822ed38ad512ff2402ba4cb1f87e7fe.jpgDans cette note, donc, Rémy Charest évoque la dégustation d'un Barbera d'Alba, Conca Tre Pile 2004, de chez Aldo Conterno (le prénom est important, parce que des Conterno, dans le vin piémontais, il y en a une palanquée).Ce qui est intéressant, ce n'est pas tant la dégustation de ce vin et son compte-rendu, mais la digression à partir de cette dégustation sur les deux cépages majeurs du piémontais que sont le nebbiolo et le barbera.
 
Rémy Charest, déplore, sur le vin dégusté que le vigneron ait tenté de "nebbioliser" son vin, c'est-à-dire, ait tenté de lui appliquer les méthodes d'affinement d'un Barolo, par exemple, alors que ce cépage n'est pas exactement conçu pour cela.
Le barbera serait plus adapté à la confection de vins au caractère léger. Je n'en dis pas plus, allez lire la note, après tout.
 
A noter également, l'extrait d'un interview d'Angelo Gaja, figure majeure du vin piémontais, italien, mondial.
 
Bonne lecture... 

mardi, 19 février 2008

Vénétie, Sicile, Piémont : 3 vins au banc d'essai

Vendredi soir dernier, j'ai ouvert 3 bouteilles italiennes, profitant d'un peu de compagnie. Les résultats n'ont pas été négatifs, mais on peut quand même nuancer tout cela.

984a7e7cef14f33804923dba5e50d819.jpgProsecco di Conegliano cuvée brut DOC - Carpenè Malvolti

Bon, Carpenè Malvolti, je l'ai déjà évoqué , ici, mais également . Non, ils ne me payent pas, mais quand on m'offre des bouteilles pour les déguster, j'en fais un compte-rendu. Et puis, mes précédentes notes sur cette maison ne sont pas spécialement complaisants, me semble-t-il.

Là, j'ai ouvert la dernière bouteille "échantillon" qui me restait en guise d'amuse-gueule. Un Prosecco. Donc, là, on attaquait le coeur de l'activité de la maison Carpenè, puisqu'originaire du Veneto (non loin de Trévise), celle-ci est spécialisée dans le Prosecco. Je vous rappelle que j'ai fait une petite note pour développer un peu les dessous du Prosecco. J'ai fait également fait une note sur la pub mettant en scène une starlette connue pour ses frasques, ses provocations et sa vulgarité (non, je ne dirai pas le nom, pas de racolage gratuit) vantant les mérites d'un Prosecco aromatisé et en canette.

Bref, notre couple d'amis étant à mon avis d'assez fins dégustateurs, j'attendais leur opinion pour savoir si ma première impression lorsque j'étais en déplacement en Vénétie était bonne, à savoir plutôt positive quant à ce produit.

Concernant les considérations visuelles, la couleur jaune très claire, virant parfois sur des teintes légèrement vertes est assez classique. Les bulles, fines et peu denses. Olfactivement, des parfums de pomme, d'agrumes remonte rapidement. Gustativement, on a affaire à une boisson assez légère, ne promettant pas de maux de têtes (ce qui peut encore survenir sur les mousseux de qualité médiocre).

Pour résumer le sentiment général, en dépit de l'a priori que peuvent avoir des français (mais sûrement pas seulement des français, et sûrement pas forcément à tort) sur la méthode Charmat, je ne trahirai personne en écrivant qu'il s'agit là d'une boisson agréable, à la fois sans prétention et plaisante, parfaitement adaptée à un apéritif tout en légèreté et non ruineux.

 

I paladini Syrah 2006 IGT - Guarino

Pareillement que pour Carpenè Malvolti, j'ai déjà évoqué ce producteur que je n'ai pas encore visité dans deux autres notes, Guarino et Bera : du sud au nord de l'Italie en une soirée et 3 vins italiens, 3 producteurs, 3 régions. Là, il s'agit d'un Syrah produit par ce vigneron sicilien.

J'en profite pour digresser vers les origines du Syrah. Plusieurs hypothèses sont développées autour de la région dont ce cépage est originaire. Certains pensaient à l'Iran et à la ville de Shiraz (le cépage s'appelant d'aileurs Shiraz dans certaines langues.

 

aba50ba5c79ad50782c59ed80d4d420d.jpg

D'autres pensaient que ce cépage provenait de la Sicile, et plus précisément des environs de Syracuse (Syrah / Syracuse).

bb037745a96e6ecc89e08634b5f7db1a.jpg

Il semblerait en réalité, d'après certaines recherches sur le point génétique, que ce cépâge provient des Côtes du Rhône, région où il est d'ailleurs particulièrement utilisé.

Aujourd'hui, le Syrah fait partie des 6 cépages les plus internationalement utilisés (avec le pinot, le merlot, le chardonnay, le carbernet sauvignon et le sauvignon), puisqu'on en trouve produit en quantités significatives dans tous les grands pays du vin, qu'il soient catalogués ancien ou nouveau monde, même s'il ne porte pas toujours le même nom.

Le Syrah donne en général des rouges (pour les rouges, c'est pas en général, c'est tout le temps !) très colorés, couleurs cerises, violets, très parfumés (épices, notamment) et bien structuré. Ce n'est pas le cépage le plus simple à cultiver car il est relativement sensible aux maladies.

Digression terminée...

En l'occurrence, I Paladini proposent un Syrah assez simple, plutôt concentré, avec des tanins modérés qui ne permettent pas de proposer une longue garde. C'est un vin qui prend sa place, il faut donc l'accompagner avec des plats qui savent lui résister.

 

c3976f069f98c3c3060dad852ced2d9f.jpgMoscato d'Asti DOCG 2007 - Bera

De nouveau un producteur, Bera, que j'ai déjà évoqué à plusieurs reprises pour le présenter, parler de leur passito, de leur Alladdio Langhe Nebbiolo, ou de leur spumante. Celui-ci est piémontais, perdu au milieu de nulle part.

Le Moscato d'Asti est un vin typiquement piémontais produit à base du cépage moscato bianco. Celui que j'ai goûté n'est à mon sens ni spumante, ni fermo, il est frizzante, c'est-à-dire, qu'il pétille légèrement et dégage une mousse très fine. A part cela, la caractéristique majeure de ce vin, c'est qu'on a presque l'impression de sucer un bonbon acidulé. Autant dire que là encore, il faut choisir ce qu'on va manger avec. En général, c'est à déguster avec des desserts, mais je tendrais à penser que certaines femmes ne le dédaigneraient pas en apéritif. C'est à tenter. Globalement, pour caricaturer les sexes, je doute que beaucoup d'hommes en France soient clients de ce genre de vin.

En l'occurrence, je l'ai servi avec une tarte au citron. Je pense que j'ai frôlé la faute. De l'acidulé sur de l'acidulé, c'est trop explosif, la bouche était partie. La mienne en tout cas. La prochaine fois, je le tenterai avec quelque chose de moins fruité, comme des beignets, ou un quatre-quart, peut-être.

Sinon, pour parler de la qualité du vin, j'ai quand même eu le sentiment d'avoir à faire à un vin plutôt très fin. Et alors, pour le coup, avec 5° d'alcool, on ne va pas rouler sous la table. 

samedi, 16 février 2008

Le goût et le pouvoir - Jonathan Nossiter : commentaires (3)

edd091a384039c1c7c252c178542e473.jpgToujours dans le cadre de ma lecture de "Le goût et le pouvoir", je poursuis mes commentaires sur les évocations du vin italien par son auteur, Jonathan Nossiter.
 
Bon, il conviendra de noter que Nossiter parle surtout des vins français, et je dirais même, surtout des vins bourguignons, même si son propos est de parler des bienfaits et méfaits de la mondialisation. Mais, parfois, je relève des petits passages parlant du vin italien.
 
Ici, Nossiter est en discussion avec Gérard Margeon (GERARD, dans l'extrait cité qui va suivre), qui est le sommelier du Plaza Athénée à Paris, un des 3 étoiles de Ducasse.
 
JONATHAN : Il y a combien de restaurants, aujourd'hui ?
GERARD : Il y en a vingt-huit. Depuis jeudi. Parce qu'on en a ouvert deux cette semaine. On a rouvert l'ancien restaurant historique Ducasse-Robuchon Relais du Parc, avec Robuchon. C'est là qu'on a fait une carte à quatre mains, avec des plats historiques de Robuchon et de Ducasse, et des prix moyens à 60 euros. A Ducasse Conseil, Accor nous a demandé de les conseiller sur un concept de vins italiens pour le Sofitel Défense. C'est ce qu'on a fait. Donc on a ouvert deux jours après. Avec un joli concept : 100% italien.
JONATHAN : Quel genre d'italiens ?
GERARD : Il faut faire toute l'Italie, avec une grande page des vins de Toscane et du Piémont, puis toutes les autres régions.
JONATHAN : En Toscane, vous avez repéré qui ?
GERARD : J'ai mis tous les grands classiques, mais j'ai été plus audacieux en Piémont. 
JONATHAN : Des grands classiques ? Chacun à son idée de ce qu'est le classique.
GERARD : Toutes les grandes familles, tous les grands noms qu'on trouve aujourd'hui.
JONATHAN : C'est-à-dire ?
GERARD : Je n'ai pas tout en tête. J'ai cinq mille références dans le monde, sur  vingt-huit restaurants.
 
Donc, première information, il existe un hôtel, le Sofitel Défense, qu'on doit pouvoir situer dans la catégorie juste en-dessous des palaces (ce soir, la chambre pour 2 est à 210 €), qui propose une carte de vins à 100% italienne. Moui... Faut voir les prix... Les plus grands noms du vin toscan dans un hôtel de semi-luxe, je pense que ça fait mal à la carte bleue, surtout si elle n'est pas Gold.
ab6add9dc546797bb8c42d126f77a7b2.jpg
 
La deuxième information, c'est que les régions majeures du vin italien, c'est la Toscane, et le Piémont. Si on voulait s'amuser à faire une comparaison, on pourrait dire que la Toscane, c'est le bordelais, et le Piémont, c'est la Bourgogne. Ce qui veut dire que les toscans proposent souvent des grands domaines avec des gens implantés à l'international sachant vendre leur vin, et que dans le Piémont, on a plus souvent affaire à des petites propriétés, avec chacun une façon différente de produire le vin. Oui, je caricature, mais c'esst pour donner les grandes lignes. Bon, cette information est-elle vraiment une information ? En général, les amateurs savent bien que le coeur du vin est en Toscane et dans le Piémont.
 
Voilà. Bon, si je m'amusais à deviner qui sont ces grands noms, ces grandes familles toscanes, ces grands classiques, qui mettrai-je ?
 
15f4439da153fd7d30c5ef3f417d0cd6.gif
 
 
 
35d32b8b97b60547526c145097834113.jpg
 
Bon, comme toujours, il faut garder en tête que le name-dropping a ses limites...
 
 
 
 
 

dimanche, 10 février 2008

2 vins en dégustation : spumante et chianti

Bon, je reprends un peu mes chroniques de dégustation. C'est quand même un élément important, non ? Oui, ça vous classe un blog, catégorie connaisseurs...

 

Ellera 2000 Chianti Colli Senesi - Castel di Pugna

1f7995f5defc0bb7f327a9ba59d7098e.jpgPour accompagner une côte à l'os grillée à la cheminée adossée à des pommes de terre soumises à la même cuisson, j'avais choisi une bouteille de Chianti. Là, Chianti, vous connaissez, c'est sans doute l'appellation italienne la plus connue en France et dans le monde. D'ailleurs, pour la prononciation, et afin d'éviter le ridicule, sachez que cela se prononce Kianti, voire Kianeti, et non pas Chianti. comme on prononcerait "chiant", par exemple. Bon, concernant le Chianti, sachez que si vous connaissez mon blog, vous n'avez aucune excuse pour ne pas le connaître, puisque j'ai fait une note spéciale sur ce sujet.

L'appellation Chianti Colli Senesi, est par rapport aux autres appellations Chianti, un breuvage sans doute plus facile à appréhender : les parfums sont plus équilibrés et plus marqués, il se boit jeune et frais et s'adapte facilement à beaucoup de plats toscans, notamment, autour des funghi porcini (cèpes).

En l'occurrence, le 2000, de l'Azienda Agricola Castel di Pugna est prêt à boire, et il n'est pas dit qu'on ait grand chose à y gagner à attendre encore. En effet, les tannins sont tous fondus, et les parfums sont tous présents. On a à la fois un vin relativement léger - relativement, c'est important - et assez puissant. Il ne prend pas le dessus sur la côte à l'os, et l'accompagne élégamment, mais pas discrètement non plus : il a son petit caractère bien trempé et tient à le faire savoir. Pas un grand vin, mais un vin très sympa et d'un bon rapport qualité prix.

 

Bera Brut spumante - Bera Fratelli5e071d28adbeccae64105c1f5cd6bf0b.gif

Pour accompagner, j'ai donc sorti une petite bouteille de mousseux piémontais, de chez les frères Bera. Sur cette entreprise, j'ai déjà rédigé une note à leur sujet, suite à ma visite en novembre. J'avais déjà fait la dégustation en direct chez ce producteur, et en avais retenu de bonnes sensations. Je les confirme, mais soyons clairs. On est loin d'un bon champagne : le produit est un peu brut, il manque de finesse, et la seule observation des bulles suffit à le démontrer.

jeudi, 17 janvier 2008

La fête du Barolo

7c6f3a68f0c7d220d96b6a753a95934c.jpgVous aimez le bon vin ? Oui, si vous êtes là, il y a au moins une petite probabilité. Vous avez de l'argent ? Vous seul pouvez répondre à cette question. En tout cas, si, à ces deux questions, vous répondez par l'affirmative, alors vous serez doublement intéressés par cette note d'Eric Asimov, auteur du blog The Pour, a eu l'occasion de déguster les plus grands Barolo qui soient et de plusieurs millésimes, puisqu'il remonte jusqu'à 1945.
Mais bon, même si vous êtes simple amateur sans le sou, cela reste instructutif... 
 
Je vous invite à lire sa note sur cette dégustation.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu