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lundi, 15 décembre 2008

L'Italie devient le 1er producteur mondial

Vous l'avez peut-être entendu ou lu la semaine dernière, mais le vin italien va devenir le premier producteur mondial en 2008, passant ainsi devant la France pour la première fois depuis 10 ans, puisque ceci était déjà arrivé en 1998. L'Italie s'apprête ainsi à annoncer une production de 4,7 milliards de litres pour 4,4 milliards en France. Depuis 10 ans, l'Italie était passée derrière la France, notamment en raison d'une baisse de la superficie de production (de même que la France, d'ailleurs), mais aussi en raison d'une baisse des rendements visant à améliorer la qualité (ce qui a été le cas, globalement, et ce dans toutes les régions). Cette petite révolution italienne a désormais été absorbée, et une année 2008 plutôt riche en ensoleillement - en Italie, bien sûr - a permis à l'Italie de passer en tête.

Bon, cela étant, tout est question de sources. D'aucuns disent que c'était déjà le cas en 2007. A qui se fier, de nos jours... On n'est pas à l'abri d'une autre source indiquant que la France reste en tête. Ce doit être une question de comptage... J'aurais bien fait une enquête à ce sujet, mais je manque un tantinet de disponibilité pour ce faire.

15:42 Publié dans Le vin italien | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : production

mardi, 02 décembre 2008

L'Emilie-Romagne par CasaVino

Et nous voici à l'Emilie-Romagne...

plainedemilieromagne.JPGUne région majoritairement de plaine, même si les appenins dessinent en partie cette région. Une région également à mi-chemin entre le nord et le centre de l'Italie, puisque c'est cette région qui fait se débuter la botte en tant que telle. En effet, à partir de l'Emilie-Romagne, l'Italie se dessine en une bande coincée entre 2 mers, et traversée par une chaîne montagneuse. Cela étant, du fait de son importance économique, notamment agro-industrielle, on tendrait plutôt à la classer dans la partie nord de l'Italie, de même qu'elle présente avec les régions du nord le point commun de bénéficier du Pô, et, surtout de ses plaines si prolifiques.

Du coup, vous l'aurez compris, l'Emilie-Romagne, c'est un des greniers majeurs de l'Italie. D'ailleurs, certaines de ses villes sont également connues pour un produit phare. Ainsi, Parme et son jambon, Modéne et son vinaigre balsamique, Bologne et ses pâtes alla bolognese... Un aparté à ce sujet : à Bologne, à ma connaissance, personne ne parle de pasta alla bolognese, et encore moins de pâtes/bolo... On dit plutôt pasta al ragù.

En terme de viticulture, c'est loin d'être le cas, l'Emilie-Romagne n'ayant que peu d'appellations vraiment incontournables au sein de l'Italie. Certes, tout le monde connaît le Lambrusco, ce vin rouge pétillant, mais peut-on vraiment parler d'un grand vin, en l'occurrence ? Un vin très plaisant, certes, quand il est bien conçu, mais on n'en fait pas encore des grands crus. L'Emilie, la partie ouest de la région est d'ailleurs avant tout réputée pour ses vins "frizzanti" (pétillants). Cette réserve mise à part, plus que sur les appellations, c'est sur le choix des producteurs qu'il convient d'être attentifs. Et là, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir miser sur la qualité, et à diminuer enfin les rendements qui restent trop importants dans cette région. Le point à retenir : en Emilie-Romagne, il faut s'attacher aux producteurs et à leur façon d'exprimer une appellation plus qu'à l'appellation en elle-même.

lambrusco.jpgZoom sur le Lambrusco

Comment y échapper ? L'un des plus célèbres vins italiens, pas forcément l'un des meilleurs, mais, au bout du compte, ce qui importe, c'est le plaisir. Le Lambrusco est produit à partir du cépage homonyme, abondamment planté dans la plaine du Pô, essentiellement autour de Modène (on en trouve également en Lombardie, en nettement moins grande quantité). Le Lambrusco que l'on connaît, très exporté de par le monde, est pétillant, fruité, relativement plutôt sucré. Il est conçu en méthode Charmat (deuxième fermentation en cuve close), même si on trouve - rarement -  du Lambrusco version champagnisée. Il s'agit d'un vin simple à boire frais en apéritif par exemple. N'en attendons pas plus qu'il ne peut nous donner, mais il peut y avoir du plaisir dans ce vin, à condition de se fournir aux bons endroits...

jeudi, 06 novembre 2008

Le Frioul-Vénétie Julienne par CasaVino

Passons au Frioul, plus exactement le Frioul-Vénétie Julienne, que, pour une simple et unique raison de commodité, nous nous contenterons d'appeler Frioul dans cette note (et de façon générale dans ce blog). Ceci dit pour se prémunir d'une réaction de puriste (ceci dit sans acrimonie, étant moi-même parfois un peu pointilleux au sujet de broutilles).

DSCF0073.JPGLe Frioul est cette région parmi les moins connues d'Italie, située à l'extrême Nord-Est de la péninsule, à la frontière de la Slovénie et de l'Autriche, bordée de frontières naturelles que sont les Alpes et la mer adriatique, seule la partie sud-ouest se liant aisément avec la Vénétie. Le Frioul est, au même titre que la Sicile et la Sardaigne, une région autonome à statut spécial (en gros, ces régions ont une autonomie élargie sur de nombreux points par rapport à l'état italien).

Les ressources du Frioul sont avant tout agricoles, avec des cultures dominantes que sont la betterave, la pomme de terre, les céréales et la vigne. On trouve pour l'essentiel la vigne à flanc de collines, à la fois protégées des montagnes, mais pas forcément du climat relativement rigoureux l'hiver, ce qui permet d'obtenir des vins d'une fraîcheur que l'on ne retrouve pas dans toutes les zones viticoles de l'Italie. Par ailleurs, le Frioul fait partie de ces régions qui, à la suite du Piémont ou de la Toscane, ont choisi de développer leur qualité. On trouve depuis les années 2000 d'excellents vins à des prix encore tout-à-fait attractifs, la région n'ayant pas, en tout cas à l'international, acquis une notoriété digne de la qualité et de la variété présentée.

Tout le vignoble se trouve dans la moitié sud de la région, s'étalant de la frontière vénitienne à l'ouest jusqu'à la frontière slovène à l'est. Les producteurs de cette zone ont su faire un beau mix entre les cépages dits "internationaux" et les cépages autochtones, à tel point qu'on ne peut pas affirmer, à l'inverse de la Toscane ou du Piémont, par exemple qu'il y ait un cépage majeur (respectivement sangiovese et nebbiolo). Ainsi le merlot, le pinot gris, le sauvignon, le cabernet franc ont largement leur place dans cette région, mais pas forcément plus que le tocai friulano, le refosco, le verduzzo ou la ribolla gialla. D'ailleurs, les DOC de cette région ne donnent pas l'assurance d'y trouver un goût qui lui soit propre. En effet, à l'intérieur, par exemple, de la DOC Isonzo del Friuli, à l'ouest de Gorizia (non, ce n'est pas un monstre japonais), on peut trouver du tocai, du pinot gris, du sauvignon, du chardonnay, du pinot blanc, de la malvasia, du traminer, du merlot, du cabernet franc, du cabernet sauvignon, du refosco dal peduncolo rosso, j'en passe et des meilleures !

Zoom sur le Tocai Friulanotocaifriulano.jpg

Le tocai friulano est un cépage souvent utilisé à 100%, donnant des vins très arômatiques. On le retrouve sous le nom de sauvignonasse (un nom pas très élégant) en Slovénie. Il s'agit d'un vin majeur de la région. Le récent problème qu'a connu la région, c'est que la Hongrie a obtenu l'année dernière que l'appellation Tokaj soit réservée aux vins hongrois et que l'Alsace comme le Frioul n'aient plus l'autorisation d'utiliser ce terme, quand bien même l'orthographe n'est pas le même et surtout quand bien même, en Hongrie, il ne s'agisse pas d'un cépage, mais du nom d'une région. Les italiens ont du renommer leur vin "Friulano". Les amateurs ont forcément intégré cette évolution, mais ce n'est pas forcément le cas de la majorité des consommateurs.

08:30 Publié dans Le vin italien | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : frioul, tocai

mercredi, 05 novembre 2008

Des nouvelles du Brunellopoli

Le Brunellopoli est une source infinie de notes, commentaires, polémiques... J'ai choisi de ne pas en parler aussi souvent que je lisais des mises à jour ici ou là, mais certaines avancées méritent qu'on y retourne.

brunelloconsorziologo.JPGEn l'occurrence, ce qui fait parler, c'est le vote du consortium du Brunello di Montalcino, soit les producteurs de l'appellation. Le débat faisait rage autour des normes de production du Brunello, et, tout particulièrement, pour déterminer si le Brunello devait rester à 100% du sangiovese, ou si l'on tolérait quelques cépages autres. Le vote a été à l'unanimité de rester sur un 100% sangiovese. A priori, sans me considérer un spécialiste de la question, cela ressemble à une bonne nouvelle. Après tout, le succès de ce vin, sans vouloir paraître un brin fasciste (on parle de vin et de terroir, pas de races, il est important de le préciser), vient entre autres de la pureté de sa conception.

Cependant, et c'est la thèse de Vinowire, et plus exactement, de Franco Ziliani, que je reprends à mon compte, ce vote cache assez mal le fait que certains producteurs (les plus significatifs en quantité produite, notamment), peu de temps auparavant, avaient plaidé pour que l'on quitte l'absolutisme du 100% sangiovese. Alors, pourquoi ont-ils voté pour, au bout du compte ? Très probablement pour mettre fin à la crise, comprenant qu'ils allaient sans doute perdre, autant se ranger du côté de la victoire. L'affaire n'est sans doute pas définitivement réglée, mais au moins, on affiche une unanimité de façade pour la meilleure des solutions.

Eric Asimov semble partager ce point de vue.

mardi, 04 novembre 2008

Les millésimes réputés du vin italien : Vino Nobile di Montepulciano

montepulcianoville.jpgIl y avait un bon moment que je n'avais fait une petite note sur les meilleurs millésimes des grands vins italiens. Eh bien aujourd'hui, je traite du Vino Nobile di Montepulciano.

Sur les 10 dernières années, cette appellation a bénéficié d'un nombre important d'années exceptionnelles. Ainsi, 1999, 2001, 2005 et 2006 sont à considérer comme de très grandes années (même si ces 2 dernières ne sont pas commercialisées, compte tenu de la durée d'affinement exigée). 2008 devrait être sur la même tendance, même si tout cela reste à confirmer.

Inversement, les années à éviter sont 1998 et 2002, même si on peut, en choisissant les meilleurs, avoir d'excellentes surprises. Quant à 2003, souvent une année très prisée en France, elle n'est pas aussi sublime en Italie, la chaleur ayant été souvent trop forte pour obtenir un vin d'exception. Cependant, là encore, certains s'en sont bien sortis.

En remontant plus loin dans le temps, n'hésitez pas à vous offrir de vieux flacons - sous réserve d'une garantie de bonne conservation, évidemment - des années 1975, 1985, 1988, 1990, 1995 ou 1997.

A éviter absolument : 1972 et 1984.

 
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