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mercredi, 02 juillet 2008

Les 20èmes Jules Verne de l'entreprise

531049916.JPGHier soir, j'étais au 20èmes Jules Verne de l'entreprise au Parc des Expositions de la Beaujoire. C'est quoi, ça ? Je le confesse bien volontiers : jusqu'à hier, je ne connaissais pas ces Jules Verne. Ce sont des trophées destinés à récompenser des entreprises de Loire-Atlantique pour leur excellence dans des domaines variés. Je ne connais pas bien les critères, et, en fait, je ne suis pas sûr qu'il y en ait.
Ces trophées sont organisés par le Medef 44 (de Loire-Atlantique, donc). Comment ai-je atterri là ? En fait, je suis suivi par un cabinet de consultants en partenariat avec les assedic, et ce cabinet m'a invité en tant que créateur d'une entreprise. Après tout, j'y ai ma place, au bout du compte. Je suis bel et bien chef d'entreprise depuis que j'ai déposé mes statuts le 16 juin dernier.
 
Je voulais juste vous faire un petit compte-rendu de mes impressions.
 
La soirée se déroulait d'abord dans un des halls du parc des expositions, on devait être plus de 1000, 1350 selon Presse-Océan. La première étape consistait en des tables rondes. Enfin, pas vraiment des tables rondes, même si elles ont été présentées ainsi, plutôt des "interviews" permettant à chaque patron de faire part de sa problématique. Il y en a eu 3, chacune consacrée à une taille d'entreprises différente. Des choses intéressantes ont été dites, c'est évident, et parfois assez brillamment, notamment concernant la réforme actuelle des ports. On peut être d'accord ou pas avec la réforme, j'ai mieux compris pourquoi, du côté entreprises, cette réforme était nécessaire. J'ai bien aimé écouter tous ces chefs d'entreprises aux profils et aux contraintes si différentes, je me suis un peu senti medefien par moment, chose que je n'aurai jamais pensé. D'autres m'ont plutôt semblé d'un niveau bas de gamme, avec une rengaine assez peu argumentée (et pourtant sûrement argumentable) sur les 35 heures, les charges fiscales et sociales, la flexibilité, etc. Et même argumenté, il me semblait assez peu intéressant d'évoquer ces sujets auprès d'une assemblée évidemment conquise d'avance. Quoique, je m'avance peut-être un peu.
 
Et puis, après ces tables rondes, Laurence Parisot est entrée en scène. Un beau discours d'une bonne heure. A titre personnel, je ne suis1799747154.jpg jamais allé dans un meeting politique, et si c'était le cas, j'aurai sûrement vu d'excellents orateurs. Laurence Parisot est à mon sens une excellente oratrice, mais je n'ai donc pas de points de repères.
Elle tient un discours sans note ni prompteur, que j'imagine bien rôdé, et en même temps qui sait s'adapter à son auditoire, à ce qu'elle a entendu précédemment, amener l'anecdote qui parle à l'autochtone. Elle est sur un ton très "sermon sur la montagne", cela m'a un peu rappelé les messes de ma jeunesse, lors desquelles je m'ennuyais à mourir, sauf parfois, quand le sermon était bien écrit et bien lu. Bon, quand c'est la patronne du Medef, cela m'apparaît un peu décalé.
Sur le fond, je ne crois pas être tombé des nues ni avoir appris grand chose, si ce n'est que Laurence Parisot roule définitivement et très ouvertement pour Nicolas Sarkozy. Je ne pensais pas qu'elle militait à la LCR, notez bien. Mais je n'imaginais pas qu'elle était à ce point fervente supportrice du président de la république.
 
Et puis, ensuite, le meilleur moment de la soirée fut le cocktail. Nous avons quitté le hall qui faisait un peu serre pour nous retrouver en plein air sous une des plus belles soirées que 2008 nous ait offert en termes de climat, le long de l'Erdre.
Ce que je peux en dire, c'est que les cocktails du Medef sont plus appétissants que ceux de la fête de l'Huma, ce qui n'est guère surprenant, avec un stand foie gras, un stand huîtres, un stand asiatique, du vin de plutôt bonne facture à gogo...
 
Et puis, 2 détails décalés :
  • le groupe choisi pour la musique étaient de joyeux étudiants de Centrale Nantes n'ayant sans doute pas suivi une grande formation musicale et optant pour un style très sud-ouest, rugby et jambon de bayonne : costumes improbables et instruments de type fanfare.
  • 2 serveuses assez peu guindées, plutôt décontractées et promptes à resservir joyeusement le passant, prêtes à la chorégraphie sur les meilleurs passages du groupe sus-cité.
Bref, au bout du compte, un bilan globalement positif, aurait dit Georges. 

samedi, 24 mai 2008

Nero Enoteca : est-ce vraiment un bar à vins ?

1427766212.jpgVous allez dire que je fais une fixette, mais je vais quand même ré-évoquer Nero Enoteca. Mais cette fois-ci, je vais parler de ce que j'y ai vu, bu et mangeu.

D'abord la carte des vins. Les prix restent relativement raisonnables. Certes, pas de bouteille à moins de 15€ (j'ai un doute, c'est peut-être à moins de 20€), mais à Paris, des vins à bas prix en restaurant, ça ne court pas les rues... Bref, la carte des vins est assez belle avec une gamme de prix assez large, surtout vers le haut, donc, ce qui est quand même relativement normal pour un établissement de la sorte. Pour ma part, j'ai opté pour un Dolcetto d'Alba. Je ne vais pas vous en faire le détail (notamment parce que le souvenir s'estompe et que j'ai égaré mes notes), mais je dois dire qu'il était de très bon aloi. Le Dolcetto d'Alba, c'est un vin piémontais, une des principales appellations, et les parfums et saveurs proposées étaient tout-à-fait sympathiques, un bel équilibre, un beau velours fruité et une fine acidité.

J'ai commandé une assiette de charcuterie d'une taille plus que raisonnable. En fait, pour deux, en guise d'accompagnement d'un verre de vin, ç'aurai largement suffi. Et puis, je me suis pris des gnocchi al tartuffo bianco (truffes blanches, encore une spécialité du Piémont). Eh bien, tout cela était très bon, mais, je le confirme, on était plus dans un restaurant que dans un bar à vins.

Un regret ? Un décor un poil froid. En tout cas pas dans le style que je me fais d'une "ambiance vinesque" : les murs certes décorés de bouteilles, d'étiquettes, et de ces fameuses caisses en bois étaient trop blancs pour donner cette chaleur que des couleurs plus sombres auraient pu offrir.

Sinon, je reconnais que j'ai bien mangé, bien bu, et c'est quand même l'essentiel. Cela étant, le tout pour 43€. Avec la même qualité, j'aurais payé 2 fois moins cher en Italie... Allez, 30 € à Milan, mais c'est mon dernier mot. 

Conclusion ? Ceci est un restaurant avec une belle carte de vins, pas un bar à vins... . Et maintenant, vous comprenez peut-être mieux ma fixette : j'ai longtemps pensé que ce restaurant était le vrai bar à vins italiens tel que je veux le faire. Donc, j'espérais m'en inspirer. En fait, non.

(en photo, Silvia Faeza, la sommelière ayant ouvert le restaurant, mais il semblerait qu'elle ait quitté le navire...). 

jeudi, 22 mai 2008

Les bars à vins italiens : une concurrence en France ?

Ah ça ! Pour tout vous dire, j'ai enquêté sur Paris ce week-end. J'avais au préalable listé quelques adresses qui me semblaient tout-à-fait dans mon concept de bar à vins italiens avec restauration optionnelle et non le contraire. Des bars à vins, ça existe, certes, mais pas vraiment ce que j'attendais.

Attention, ne nous méprenons pas, je ne remets pas en cause, par exemple, la qualité de ce que j'ai découvert, loin de là. En revanche, tout ce que j'ai visité fait avant tout office de restaurant, même s'ils se présentent aussi comme bar à vins. Alors, je suppose qu'à certains horaires, oui, on peut peut-être déguster son verre de Brunello en toute quiétude sans être contraint à commander un plat, mais les horaires ne sont pas tout-à-fait ceux d'un bar, mais plutôt d'un restaurant.

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Exemple, l'Enoteca, dans le quartier Bastille / Marais, propose des horaires d'ouverture allant de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h30. Ce ne sont pas des horaires de bar, ou alors, vraiment, Paris a bien changé !

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De même, Di Vino, quartier Trocadéro, indique sur son enseigne "restaurant - bar à vins italiens". Lisant cela, on peut supposer que l'on peut boire un verre de vins accompagné d'une petite cochonaille à chipoter du bout des doigts, mais pas commander tout le menu. Eh bien non ! En tout cas, pas aux horaires des repas, ou la salle arrière, la salle donnant sur le comptoir ainsi que la terrasse sont réservées aux mangeurs. Je le sais je l'ai demandé moi-même !!!

Egalement Nero Enoteca, dont j'ai déjà parlé, et dont je ne tarderai pas à reparler si le temps m'y autorise, est bien avant tout un restaurant. Certes, 2/3 personnes sur le comptoir peuvent commander leur verre, mais pas mieux... En tout cas, pour un verre de vin et un petit truc à grignoter, on arrive tout de suite à des prix ne me semblant guère démocratiques.

Je ne prétends pas tout connaître, mais n'hésitez pas à me dire si je suis seul en France à proposer un concept centré avant tout sur le vin italien et non sur la restauration. 

jeudi, 15 mai 2008

Robert Parker : anatomie d'un mythe

2074711070.gifBon, je suis en train de lire "Robert Parker : anatomie d'un mythe". Ma lecture touche à sa fin, et je reste un peu sur ma fin quant à mon avis sur ce bouquin et sur le fait que je doive prendre ça pour un portrait objectif de l'homme. Le bouquin se vend comme un "Portrait non autorisé du plus grand dégustateur de tous les temps". Pour ça, il faut reconnaître que l'on comprend vite pourquoi il est non autorisé.
A titre personnel, je ne connais pas Robert Parker, dans le sens où je ne l'ai jamais rencontré. Ce que je sais de lui, c'est sa puissance à faire et défaire la cote des grands vignobles bordelais rien que sur la note sur 100 qu'il lui donnera.
Ce que je sais aussi, c'est qu'il a eu une véritable influence sur l'évolution des goûts que les vins proposent, toujours surtout dans le bordelais, à tel poins que l'on parle maintenant de vins "parkerisés".
Ce que je sais enfin, à prendre certes avec des pincettes, mais enfin, il a ma sympathie a priori, c'est le portrait peu flatteur qu'en a fait Jonathan Nossiter dans son film Mondovino, et dans son bouquin Le goût et le pouvoir, livre que j'ai évoqué à plusieurs reprises, , ici, encore là, là-bas également, et par ici. Parker est principalement accusé par Nossiter et par d'autres, de contribuer à l'uniformisation du vin. J'en parle un peu dans cette note-là.
 
Bref, ce bouquin est instructif, mais parfois, je pense qu'il gagnerait à plus d'objectivité et ne pas laisser percer l'aigreur qu'il est parfois difficile de ne pas sentir. Ainsi, accuser Parker de ne pas bien s'exprimer en français, me semble un argument critique dont on pouvait se passer. D'autant que d'autres aspects sont nettement plus efficaces et parlants.
 
Mais l'objet de cette note n'est pas de critiquer le bouquin, mais de vous faire part des extraits évoquants les vins italiens, qui comme vous le savez, constituent le thème de mon blog. Il n'y en a pas beaucoup, et encore moins qui méritent qu'on s'y arrêtent, mais j'en ai trouvé un, page 319 de l'édition française.
 
"Vers le milieu de l'année 2004, le critique le plus puissant du monde est, une nouvelle fois, distingué pour son travail. Silvio Berlusconi et Carlo Ciamp, respectivement Premier ministre et président italiens, l'élèvent à la dignité de commendatore dell'Ordine al merito delle Repubblica italiana pour sa contribution à la promotion des vins de ce pays. Une manière, peut-être, de manifester leur accord à ses déclarations fracassantes rapportées par le Los Angeles Times. Robert Parker avait en effet affirmé que, après trois voyages en Italie, "il [comprenait] les Barolo et Barbaresco 1997 mieux que leurs auteurs", dont certains descendent tout de même de plusieurs générations de vignerons. Des Piémontais qui titillent la vigne depuis des temps immémoriaux, il disait encore : "Je pense qu'ils ne réalisent pas vraiment ce qu'ils ont en main."
 
Cet extrait a pour objet de démontrer ce qui l'un des arguments majeurs de l'auteur : la fatuité du critique. C'est assez parlant, je crois. Cela démontre également que Parker, pour célèbre qu'il soit, est finalement surtout et avant tout un fin connaisseur de la région bordelaise. Je ne lui ferai pas l'injure de prétendre qu'il n'est pas un grand connaisseur d'autres régions, mais à tout le moins, il y a moins d'influence. Mais c'est sans doute bien assez comme ça...

vendredi, 09 mai 2008

Résultats du sondage : les scandales secouant le monde du vin italien montrent-ils que la corruption y règne ou au contraire que la justice fait son travail ?

Les résultats du dernier sondage en ligne se sont cette fois-ci, je veux bien l'admettre, faits attendre. Mais enfin, les voilà, et c'est quand même bien l'essentiel. Je vous rappelle la question : "les scandales secouant le monde du vin italien montrent-ils que la corruption y règne ou au contraire que la justice fait son travail ?".
Commençons par le taux de participation du sondage. Le sondage s'est déroulé du 22 au 28 avril. Sur cette période relativement calme, 124 visiteurs uniques absolus sont passés sur mon blog. 6 personnes ont jugé intéressant de donner leur avis sur la question posée, ce qui nour donne un taux de participation de 4%, soit un taux moyen. Moyen dans le sens où il est plutôt dans la moyenne de mes taux de participations précédents.
 
Voici donc les résultats que vous attendez tous : 

 
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Visiblement, vous avez majoritairement, avec 4 voix, soit 67%, jugé que ces scandales, soulevés en l'occurrence par la justice italienne, et mis en exergue par les journalistes, montraient que la justice faisait son travail. Je suis d'accord avec mes lecteurs, a priori.
Bon, mis à part cela, deux autres propositions ont recueilli une voix chacune (17% du total) : cette question est débile et la corruption règne. Je ne sais pas si cette question est débile, mais je reconnais que ce sondage ne va pas changer la face de l'affaire et n'apporte pas franchement d'éléments nouveaux à ces scandales.
 
Maintenant, vous pouvez répondre au nouveau sondage en ligng : y a-t-il de la place à Nantes pour un bar à vins exclusivement italiens ? 
 
 
 
 

 
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