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lundi, 24 décembre 2007

Un pré-Noël mitigé (suite et fin)

Bon, je n'avais pas fini de décrire l'état de mes dégustations de ce vendredi 21 décembre, jour de pré-Noël où j'avais décidé de sortir quelques unes de mes bouteilles lors de mes pérégrinations.
 
Donc, en guise de 4ème bouteille du soir, j'ai sorti un
 
d053100d0e35e4c3425bf5bc020e778d.gifNero Mascalzone 2005 - Terre Iblee
 
Il s'agit d'un fournisseur qui m'avait contacté il y a 2 mois maintenant suite à une annonce que j'avais passé sur le site de l'ICE. Cette annonce avait pour but notamment de prendre contact avec des fournisseurs motivés dans des régions que je n'aurais pas tout de suite l'occasion de visiter.
Outre une bouteille de vin, Terre Iblee, m'a envoyé une petite bouteille de son huile d'olive ainsi qu'un sachet d'origan. Compte tenu des parfums fabuleux décelés dans l'huile d'olive et de l'origan (même si je n'en suis pas un grand connaisseur), je me faisais une joie de déboucher cette bouteille, qui plus est dans une région étant reconnue pour étant parmi celles qui montent en Italie, à savoir la Sicile (bon, ce n'est pas aussi simple, mais cela fera l'occasion d'une autre note, éventuellement).
 
Il s'agit donc d'un Nero d'Avola sicilien, le Nero d'Avola étant un cépage très répandu dans toute la Sicile. Je crois qu'on commence à en trouver en Calabre et en Pouille, mais je ne l'affirmerais pas de façon péremptoire.
 
Bon, voilà, j'ai été très très déçu. Un vin sans aucun corps, aucune structure, très acide, des tanins vraiment peu sympathiques, aucune rondeur. J'hésite vraiment à mettre ce vin dans la catégorie qui commence par un "p". Mais franchement, je n'en suis pas loin.
Bref, déçu déçu déçu. J'ai eu l'air fin, parce que j'avais hâte de le déguster et je m'attendais vraiment à un nectar. Pas forcément un grand vin, non, mais quelque chose qui aurait tout-à-fait accompagner un plateau de fromages. Mais non, rien.
 
 
 
33bf66b4786c9143a3906337736a18a8.jpgNuovo Messaggio - Bera
 
Il s'agit d'un vin Passito. Passito, késako ? Il s'agit d'un raisin vendangé à forte mâturité et qu'on laisse ensuite déshydraté sur des clayettes (passerillage, en français). Cela engendre beaucoup de perte et une très forte concentration en sucre. Ensuite, on presse le raisin et on le laisse vinifier en barriques, pour une assez longue durée en général.
Forcément, il s'agit d'un vin de dessert.
 
Bera est une petite entreprise familiale du Piémont qui est sur ma short-list, je pense.
Et le Passito, même si, de par les habitudes de consommation du vin françaises, a peu de chance de devenir un best-seller, me plaît à moi assez.
En l'occurrence, il s'agit d'un passito de moscato bianco (cépage fréquent dans le Piémont) aux couleurs ambre et or, avec des parfums complexes de zestes d'orange ou de fruits confits. Il ne faut pas en attendre nécessairement de grandes émotions, mais à l'heure du repas où on commence à être repu, il me sied beaucoup mieux qu'un moelleux, souvent servi en dessert, alors que je rechercherais quelque chose qui prend un peu moins la bouche.
 
Ici, l'on parle également du passito, et il s'agit d'un pro...
 
 
Verduzzo passito - Frioul - illégal...
 
J'ai rencontré également, au cours de mes pérégrinations, un petit producteur qui fait son petit Verduzzo passito... Je ne m'étale pas trop, mais ce tout petit producteur (qui ne vit pas de ça, ce n'est pas son métier) m'a offert un Verduzzo passito, que je viens de goûter.  Intéressant par le mélange de verdeur typique du Verduzzo, surtout dans le Frioul et le sucré de l'effet Passito.

samedi, 22 décembre 2007

Un pré-Noël mitigé

Hier soir, j'avais organisé un petit pré-Noël chez moi, un truc en famille, destiné à écouler, découvrir et faire partager certaines de mes bouteilles italiennes découvertes au fil de ma prospection. Le moins que l'on puisse dire est que le résultat est légèrement décevant. Bon, en même temps, cela aide à faire des choix.

 

26504188f516a5c127666416348daa75.gifCostebianche 2006 - Coppo 

En guise d'apéro, ou de pré-apéro, c'est-à-dire, servi non accompagné, j'avais choisi ce Chardonnay de chez Coppo. Quand j'étais allé le voir, je n'avais pas fait de dégustation chez lui. Il m'avait cependant offert 2 bouteilles à déguster de retour en France. Donc, j'ai fait ça hier.

Ce vin est un chardonnay cultivé dans le Piémont, qui a fermenté à 70% en barrique, à 30% en cuve d'acier, puis, l'affinement est réparti dans les mêmes proportions entre bois et acier.

Eh bien, moi, le chardonnay affiné dans le bois, je le dis tout de go, je n'aime pas. En tout cas, de nouveau, cela me déçoit. Ce n'est pas une question de principe, c'est que de goût, je n'aime pas, tout simplement. Ce boisé sensé adoucir, arrondir les angles n'obtient pour moi pour seul effet que de m'écoeurer. J'insiste, si je suis écoeuré, c'est bien par le goût. Sans compter, que tous les parfums du Chardonnay sont masqués.

Bref, mauvais départ désolé.

 

e15e2f953c34d58a694838ffde40ef68.jpgKerner Brut - Carpenè Malvolti

Là, c'est l'apéro. Il me semble qu'un petit mousseux méthode classique (ou, mais faut pas le dire, méthode champenoise) était bien adapté. Carpenè Malvolti est une grosse entreprise vénitienne - ce qui ne veut pas dire qu'elle est de Venise, en l'occurrence, mais du Veneto, qui est bien la région dont Venise est la capitale, mais pour autant, on est plus proche de Trévise que de Venise, vous m'avez suivi ? - qui produit plus d'1 million de bouteilles et qui est surtout connue pour son Prosecco. Mais le Prosecco, je l'avais goûté sur place, alors j'ai plutôt choisi de ramener du mousseux.

Là, leur mousseux, ils le classent dans l'Arte spumantistica (l'art du mousseux), qui est en fait une gamme positionnée en haut de leurs produits. Leur défi est de créer un nouveau produit à un excellent niveau de qualité chaque année. En l'occurrence, il s'est agit du cépage Kerner, assez proche du Riesling, et qu'on retrouve en principe plutôt en Allemagne, sans que cela soit choquant d'en retrouver dans le Frioul.

Une robe jaune tirant vert le vert une bulle fine, un bouquet de pêches et d'agrumes, quelque chose qui inspire donc une certaine légèreté, qu'on retrouve assez en bouche, mais qui, pour un brut, est sans doute un peu trop doux, sucré, ce qui alourdit par trop l'ensemble à mon goût. Et en tout cas, qui aurait été plus adapté au dessert. Mais sur le produit en lui-même, pas grand chose à dire de négatif, il est de bonne facture, sans que l'on crie non plus au génie.

  

2b53da90d5dfd99fabaff11a4c1bd2bd.jpgConte Lucio - Pinot Grigio - Bellanotte

Bon, celui-ci, je l'avais goûté, lors de mon passage dans le Frioul à la Bellanotte.

Et je l'avais vivement apprécié, et on m'avait généreusement offert une bouteille.

La magnifique couleur était déjà en elle-même quelque chose de très attirant, et son goût, aux nombreux parfums, ne faisait que confirmer cette gourmandise visuelle, des senteurs de rose, de fruits mûrs, d'amande, de noix.

Mais là, mon erreur, car c'est mon erreur, c'est d'avoir tenté de l'accompagner avec des huîtres. Et l'huître ne va pas du tout. On n'est pas dans l'incompatibilité d'humeur, mais presque, en fait. Ce vin n'est pas assez minéral, pas assez sec, pas assez frais pour bien emmener ce coquillage. Mea culpa. Mais peu de reproches à faire au vin en lui-même.

 

La suite dans une prochaine note... Encore 3 vins...

 

 

jeudi, 20 décembre 2007

La Bella Notte (et le bon jambon)

Toujours dans le Frioul, cette région collino montagneuse du Nord-Est de l'Italie, je suis allé visiter la Bella Notte (attention : le site s'accompagne d'une musique assez rapidement très... comment dire... chiante ? c'est le minimum...). En revanche, la présentation photo est assez sympa.
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Accueilli par un bon vivant amoureux de la France et de ses vins comme moi je pense l'être de l'Italie, de ses vins, et bien d'autres choses encore, la rencontre n'a pu que bien se passer.
 
J'ai pu y goûter à peu près toute la gamme de leurs vins, et  ils m'ont séduits par leur équilibre et leur modestie dans le cadre d'une ambition d'offrir un vin destiné à accompagner les repas et non pas destiné à faire de  grandes dégustations à l'aveugle.
 
Ainsi, l'Armonico, un assemblage de Tocai et de Malvasia, est un vin blanc tout simple tout mignon, dont les parfums d'herbes, de fleurs, incitent rapidement à passer à l'acte. Et en effet, c'est un vin qui passe tout seul, que je m'imagine assez facilement boire en apéritif, par exemple, avec une minéralité et une fraîcheur remarquables.
 
J'ai vivement apprécié également le Lune de' Ronchi. Un assemblage de Tocai et de Sauvignon qui commence à frapper pour son extrême minéralité. Pour ma part, j'aime bien ces vins blancs secs bien minéraux, mais il est vrai que cela peut aussi donner une absence de caractère. En l'occurrence, si on a un peu de temps, les notes de fruits finissent par arriver si on laisse le temps au breuvage de s'oxygéner. Arrivent donc des teintes de pomme, par exemple.
La bouche ressent tout de suite la minéralité de ce vin, malgré tout, on n'en reste pas là comme pour le bouquet, le goût de ce vin propose son caractère.
 
Je pourrais m'attarder sur les rouges, mais pour faire vite, je dirais que j'ai une préférence pour le Merlot qui n'affine pas en barriques (de chêne français, comme dans 95% des caves visitées), où le caractère du terroir n'est pas trop masqué (à mon goût) par le bois. Mais cela n'engage que moi, je suis bien conscient que l'amateur, le guide, ira plus sur ces vins de dégustations qui s'affinent des années en bois. Attention, hein, je ne suis pas contre !! Mais en l'occurrence, le Merlot du Frioul, qui se reconnaît par sa verdeur, se suffit à lui-même.
 
Bon, et surtout, je dirais que cette dégustation a eu son charme particulier par le fait que mes hôtes m'ont apporté du prosciutto crudo (jambon cru) maison provenant de leur cochon merveilleux, fabuleux. Un truc inoubliable... 
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mardi, 18 décembre 2007

Radikon : une douce folie

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Parmi mes visites de la semaine dernière, au Frioul, je suis allé voir Radikon. Radikon, c'est vraiment un monde à part dans le monde du vin italien. Quasiment sur la frontière slovène, cette entreprise qui ne produit pas plus que 30 000 bouteilles par an est tenu par un couple, Stanislao et Suzana et leur fils Sasa qui vient de terminer des études d'oenologie.
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D'ailleurs la famille parle sûrement plus le slovène que l'italien quand elle se retrouve entre elle. Mais ce ne sont que supputations. Ceci dit, je les ai plutôt entendus parler slovène. En tout cas, je ne comprenais pas tout.
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Bref, la philosophie du lieu, c'est de faire un vin le plus naturel possible et, surtout, surtout, ne pas se faire emmerder par des règles de DOC, de DOCG ou de BIO. Pas de soufre, pas de produits chimiques, toute l'élaboration est faite dans des contenants de bois.
Une anecdote qu'ils m'ont raconté est qu'ils ont quand même cherché à obtenir une DOC pour leur Ribolla Gialla, mais comme elle n'était pas de la bonne couleur définie par la DOC sur la Ribolla Gialla, ils n'ont pas eu la DOC, et ne vont d'ailleurs plus chercher à l'obtenir en changeant leur couleur. 
 
Bref, ils font ce qu'ils veulent, et ils le font bien. L'Oslavje Bianco, notamment, est très étonnant, et bon, également, ce qui ne gâche rien. Un bel "uvaggio"de 40% de Chardonnay, 30% Pinot Grigio, 30% Sauvignon donnant une couleur jaune très intense et dorée, des parfums complexes de miel et d'acacias, et surtout, des saveurs au palais qui; à l'aveugle, pourraient presque faire penser à un rouge, notamment une deuxième salve allant sur la cerise. Un vin qui peut très bien accompagner certaines charcuteries (évitons le saucisson bien sec, mais une mortadelle de Bologne peut très bien s'y accorder).
 
Le tout dégusté dans la cuisine familiale à l'ancienne, sur une belle et grande table, avec des morceaux de fromage  de la maison découpés en direct live, que demande le peuple...
 
Pour une autre vision de Radikon, allez faire un tour chez Eric Asimov. Il en parle bien mieux que moi...
 
Ah oui, une autre anecdote marrante : vous savez peut-être que l'appellation Tokai va devenir réserver à la Hongrie. Il reste encore quelques petites résistances ça et là, mais le Frioul et l'Alsace, notamment, vont devoir trouver un nouveau nom à leur Tokai. Dans le Frioul, on s'orient vers le Friulano (original, non ?), mais Radikon, lui, a choisi le Jakot (cherchez bien, c'est pas compliqué...).
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mercredi, 12 décembre 2007

Erbaluna

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Ah... Erbaluna... Toujours dans le Piémont, mais situé au coeur du coeur du vin du Piémont, là où se fait l'un des plus grands vins italiens, n'en déplaise au Wine Spectator, qui, bien qu'ayant inséré 2 vins italiens dans son TOP 10 2007, est resté en Toscane pour décerner ces hautes récompenses. D'ailleurs le premier Barolo classé (59ème) est également l'unique.
 
Mais, je m'égare, je m'égare... Donc, Erbaluna est sise à La Morra, qui, comme son nom ne l'indique pas, est le coeur du Barolo, alors que Barolo petit village non loin de là, a plus donné son nom que ses vignoble. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, il y a également des vignobles à Barolo. La preuve : je vous ai déjà fait un compte rendu sur Marchesi di Barolo.
 
Bon, je voulais juste dire qu'il y a des chances que cette petite entreprise qui produit du vin bio et en petites quantités soit présente sur mes étals...
Rappel : dans le vin bio, c'est avant tout le raisin qui est bio. Après, pour la suite, il n'y a pas vraiment de normes. Certains font du bio jusqu'à l'ayatoyallisme (beau néologisme), d'autres cherchent une autre voie, une voie raisonnée entre le bio et le "chimique". Quoique, je peux quand même que parmi les producteurs visités jusqu'alors, j'ai plutôt affaire à des gens raisonnables

 
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