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mercredi, 23 avril 2008

Vinitaly : visite de la Sardaigne (suite et fin)

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A Vinitaly, je l'indiquais dans cette note, j'étais à la recherche de petits crus sardes intéressants. J'ai donc trouvé Sedilesu, mais auparavant, j'ai trouvé une honnête cantine sociale proposant divers types de Vermentini : la Cantina del Vermentino Monti. Situé au nord de la Sardaigne, non loin de la côte d'émeraude, les plages sardes les plus prisées par les touristes.
Comme son nom peut l'indiquer, j'étais venu vers cette cantine à la recherche de ce Vermentino, qui sans être un grand vin, me semble important de figurer dans une cave se voulant spécialiste du vin italien.
 
J'ai donc dégusté quelques Vermentini di Gallura :
 
8287777c33ff7e57403a7ed97005da58.jpgA commencer par un Arakenà Vermentino di Gallura DOCG Superiore. Un Vermentino de vendanges tradives poussant dans un climat chaud et un sol granitique. Il présente une couleur jaune très chargée, typique d'une vendange tardive, et propose des odeurs de fruits d'été, tels que la pêche ou l'abricot, mais aussi du romarin, et puis ces odeurs typiques d'une fermentation en fûts comme la vanille ou le réglisse. Au goût, on rentre sur une petite acidité qui n'est évidemment pas choquante pour un Vermentino, une belle minéralité, et en même temps un petit côté gras qui allonge la bouche. On commence plutôt bien, avec un vin qui n'est pas quelconque du tout.
 
Puis, on continue avec un Funtanaliras Vermentino di Gallura DOCG. On rentre dans un Vermentino plus931e3a499cbd7f6b21247ddca470ae0e.jpg classique, c'est-à-dire qu'il n'est pas récolté en vendange tardive. Il est cependant cultivé sur les mêmes terres que l'Arakenà. En revanche, il ne passe évidemment pas en fûts. Evidemment encore, il offre une couleur jaune pâle qui n'a rien à voir avec l'Arakenà, et un bouquet simple de pêche, d'acacias et, éventuellement d'amande, quand le nez est bien ouvert. On est sur un Vermentino de facture classique qui passe bien à l'apéritif, ou sur un fritto di pesce, par exemple.
 
eff64d419759a02178d605b7715516a6.jpgOn passe alors à l'Aghiloia Vermentino di Gallura DOCG Superiore. La vinification, différente du Funtanaliras, donne à ce vin une couleur qui n'est quasiment plus jaune, mais tendant vert un vert très pâle. Une couleur très belle, ou, du moins, très originale. En tout cas, ce n'est pas une couleur que l'on retrouve fréquemment en France. Il propose un bouquet intense de Vermentino, avec une belle explosion des parfums décrits dans le Funtanaliras, et un goût bien sec, une profonde minéralité, alliée avec une certaine douceur. A boire en retour de plage...
 
Pour terminer, nous sommes allés sur un S'Eleme Vermentino di Gallura DOCG. La différence avec l'Aghiloia,be9563997d72291edb22740d92086c61.jpg c'est la date de récolte, un peu plus précoce pour le S'Eleme (1 à 2 semaines). Sinon, on est sur des procédures équivalentes. Cela donne une robe un poil plus foncé - mais un poil seulement, avec, comme différence olfactive, un peu de pomme venant se glisser dans le bouquet. Au goût, il est sans doute un peu plus simple à boire que l'Aghiloia, un peu plus velouté.
 
Il est évident que je n'ai pas besoin commercialement de tous ces Vermentini, mais, par exemple, un Funtanaliras, Vermentino classique, et un Aghiloia, Vermentino plus typique, pourraient constituer un bon ensemble. Et puis, cette cantine propose d'autres vins sardes, notamment des rosati (rosés) ou des frizzanti (mousseux) qui peuvent très bien compléter la commande... 

dimanche, 20 avril 2008

Vinitaly : visite de la Sardaigne

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Je vous l'avais dit lors de mon retour de Vinitaly, je comptais bien vous parler un peu des rencontres que j'avais pu faire lors de cette gigantesque fête du vin italien. J'avais notamment pour objectif de rencontrer des fournisseurs sardes, la Sardaigne n'étant pas la région italienne que je puisse prétendre le mieux connaître pour ses vins, même si j'ai déjà eu l'occasion d'y séjourner. J'avais comme ligne de conduite de rentrer par les deux appellations à mon sens les plus connues : le Vermentino (blanc) et le Cannonau (rouge). Bon, ce ne sont peut-être pas les plus connues, mais ce sont indéniablement celles que je connais le mieux.
J'ai donc rencontré 3 fournisseurs, et je dois dire que l'un d'eux m'a tout particulièrement séduit, non seulement par ses vins, mais aussi par sa philosophie et par son accueil. Eh oui, quand on fait du commerce, le produit en tant que tel est important, évidemment, mais ce n'est pas forcément la seule clé d'entrée pour la vente. Certes, j'enfonce des portes ouvertes, j'arrête...
 
Mais donc, quel est donc de fameux producteur qui a su retenir toute mon attention ? C'est la Cantina Giuseppe Sedilesu (site under construction à l'heure où j'écris ces lignes...).
Il s'agit d'une entreprise familiale, dans laquelle les parents, Giuseppe et Grazia (non présents à Vinitaly) laissent peu à peu leurs 3 fils prendre la main, entre les vignes, la vente, l'administration, la vinification, etc. Pour l'essentiel, les Sedilesu proposent du Cannonau (le cannonau, c'est le grenache de Sardaigne, en résumé). Mais dans un ordre de 5%, ils ont aussi un peu de cépage blanc.
 
aa24c610ac61ee65e8a2e34af6da9e87.gifJ'ai commencé par goûter le Mamuthone Cannonau di Sardegna DOC. Un vin très alcoolisé (15° quand même), aux accentes de prunes et de cerises, un vin sympathique, ne prétendant pas à l'immortalité, mais accompagnant une bonne grillade idéalement. Bon, l'alcool est un peu trop présent, ce qui fait qu'on n'est vraiment pas dans la fraîcheur. Ce n'est pas ce que l'on pourrait appeler un vin de dégustation.
 
J'ai ensuite attaqué le S'Annada Cannonau di Sardegna DOC. Le S'Annada propose le même vin que le Mamuthone, mais avec une sélection des grains les moins sucrés. Du coup, en alcool, on tombe tout de suite (13,5° quand même), ce qui rend le breuvage, infiniment plus digeste. Du coup, cette baisse en degré libère les parfums et allège le tout. On commence vraiment à prendre du plaisir.
 
Puis, arrive le Ballu Tundu Cannonau di Sardegna DOC, une riserva. Ce vin provient de vignes ayant désormais 60 ans d'âge, donc déjà un âge respectable pour un vignoble, et dont on peut attendre un vin plus structuré, plus beau. Un vin en tout cas avec un beau corps, très fruité, et qui va sans doute gagner à vieillir quelques années dans un coin de votre cave.
 
Et ensuite, un dernier Cannonau DOC, le Carnevale. Celui-ci est embouteillé un peu plus tardivement que les autres. Il passe un petit moment à s'affiner en barriques, ce qui lui donne ces tonalités caractéristiques de vanille, mais aussi un bouquet allongé. Une ampleur sympathique, un beau velouté, quelque chose de classique mais maîtrisé.
 
Pour ce qui me concerne, ma préférence va au Ballu Tundu. 
 
Et puis, la vraie suprise, pour finir, ce qui donne un plus à cette dégustation : le PerdaPintà, un IGT Barbagia, un vin blanc ? Le cépage, c'est le Granazza di Mamoiada, un cépage ultra-autochtone, qui est souvent utilisé dans l'assemblagedu Cannonau en petites quantités. Mais chez les Sedilesu, on a décidé qu'on ferait du Cannonau pur, et donc qu'on allait essayer le Granazza pur. C'est un blanc d'une grande structure, très alcoolisé, mais vraiment splendide, chaleureux, un vin de conversation, à prendre avec une petite assiette di parmesan. Le bonheur n'est pas loin.

dimanche, 13 avril 2008

Barone Pizzini : à la recherche des bulles lombardes

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J'étais donc en Italie du 2 au 8 avril, et, le 3 avril, j'ai commencé, avant d'aller à Vinitaly, par faire la visite d'un producteur de Franciacorta qui s'appelle Barone Pizzini.

La Franciacorta, j'en ai un peu parlé dans ma note sur les vins de Lombardie. C'est pour résumer l'endroit en pointe en Italie, en termes de production, de qualité et de vente, autant en Italie qu'à l'étranger (mettons la France de côté, qui a l'habitude, en la matière, de se suffire à elle-même), concernant les "bollicine" en confection méthode champenoise, dite désormais classique. La carte de l'appellation est ci-dessous, délimitée par le trait rouge. 

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On a coutume de considérer qu'Erbusco, village situé au sud-ouest de la zone rouge, est le coeur de la Franciacorta. Le Barone Pizzini est à Corte Franca, au sud d'Iseo, village situé au bord du lac du même nom.

Bien accueilli, comme d'habitude, par une personne qui est probablement chargé de la commercialisation / administration, nous faisons d'abord un tour de la cantina en passant par les vignobles.

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 Puis, nous partons pour la dégustation. 

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J'ai commencé par la dégustation de 3 Franciacorta différents, ce qui es plutôt cohérent, compte tenu de l'objectif initial...

e8c59fdc1e5b843d0623a2c468e9d32b.jpgFranciacorta Brut 

100% chardonnay, ce spumante non millésimé n'est pas désagréable, cependant, voilà ce que mon goût y a trouvé à redire : bien que doté d'une douce finesse, il offre une consistance un peu trop crêmeuse en bouche pour mon palais. Par ailleurs, je dirais que pour un brut, il est quand même un poil trop proche d'un demi-sec. Bon, sachez qu'il a été quand même bien noté par l'Espresso 2008 : 15/20. Ce vin joue plus sur la douceur que sur l'acidité, mais si on recherche la douceur, on l'a, et il ne faut pas non plus exagérer, on parle de nuances.

 

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Le Satèn est une appellation spécifique, constitué uniquement de cépages blancs, souvent du chardonnau, comme c'est le cas ici. Il a pour autre caractéristique d'avoir moins de gaz carbonique que ses confrères de la franciacorta. Il est donc en général moins agressif, si l'on peut dire, plus facile à boire. Il va en principe très bien avec des plats légers, pas trop puissants. Dans le cas qui nous concerne, on a une beau parfum d'agrumes, de fruits tropicaux. Le tout en douceur, tranquillement. On a ici un beau spumante à l'italienne, qui plus est sur une appellation très typique.

 

6160e5e297bdfa81fd30298c10c299af.jpgFranciacorta Extra dry

Quelque chose de plus classique, à mon sens. Honnête, sans aucun doute, mais qui me semble apporter moins d'eau au moulin des mousseux et des vins italiens. Un parfum très fruité, à n'en pas douter, avec une dominante d'ananas. Il n'empêche, que j'ai dégusté ça avec du parmesan, et que l'assemblage est des plus heureux. Je le vois bien aussi avec des petits gâteaux du type cantucci.

 

Au final, donc, une dégustation laissant des sensations plutôt positives. Mais, Barone Pizzini n'est pas présent qu'en Lombardie : depuis 2000, ils sont également présents dans les Marches, les Pouilles, et en Toscane.

 

J'ai donc, par curiosité, essayer le Pievaltà, un verdicchio DOC Classico Superiore basique des Marches, qui m'a plutôt séduit. Le Verdicchio, voilà un cépage typique, qui donne un goût assez vert au vin, une belle légèreté. On a une belle fraîcheur dans ce vin, sans qu'il n'ait d'autre ambition que d'être bu avec décontraction.

6a7115d546a78ddfa89f76b98c90fbd6.jpgPalmento Primtivo Salento IGT 

Et pour terminer, j'ai essayé un Primitivo Salento IGT, le Palmento des Pouilles, qui, je dois dire, m'a laissé sans impression. Je crois n'avoir rien retenu de ce vin. Etait-ce la fin de la dégustation ou la fin de journé ? Toujours est-il que j'ai été déçu par ce vin. Autant ne pas s'étendre sur le sujet, et rester sur les bonnes impressions laissées par les 4 autres dégustations.

 

En conclusion, de bonnes sensations, du plaisir, même si on a affaire visiblement à une grande maison, ce qui n'est d'ailleurs pas forcément contradictoire. Je rajoute que Barone Pizzini est en culture biologique sur toutes ces terres, ce qui n'est pas pour me déplaire, sans être pour autant un ayatollah du bio. Mais ils sont plus bio de par leur histoire que pour des raisons marketing.

En tout cas, voilà une maison que j'aurais tendance à recommander. 

vendredi, 28 mars 2008

Bardolino Classico DOC 2006 - Villa Terro

Autant vous prévenir tout de suite, je vais vous faire part d'une dégustation pour vous prévenir de ne pas acheter ce vin. Il ne s'agit pas d'un vin introuvable en France puisqu'il a été acheté dans un supermarché (celui qui a un jeu de mots campagnard...). Bon, c'est un cadeau, mais de toute façon, il faut tout essayer pour se faire une bonne idée, et surtout se dire que mon projet propose une vraie plus-value.
 
Bon, il s'agit d'un Bardolino Classico 2006 DOC, un vin à la couleur rouge claire, avec une teneur en alcool tout-à-fait raisonnable (11,5°). Mais pas bon, tout étroit, sans parfum, aigre, digne de rien, pas bon, quoi.
Et d'ailleurs, il m'a donné mal à la tête. Abus de sulfites ?
 
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 Donc, notez bien ce nom pour ne pas l'acheter. Je comprends que mes compatriotes aient une mauvaise image du vin italien, avec ce qu'on leur propose dans les grandes surfaces. On peut dire ce qu'on veut des grandes surfaces, mais quand on connaît, on peut toujours trouver des bonnes choses en vin français. Mais même les autres vins étrangers sont mieux traités. Le problème de la grande surface, c'est que la clé d'entrée n'est pas la qualité en premier lieu, mais le prix.
 
D'ailleurs, l'embouteilleur italien ne s'y trompe pas, car ce Bardolino Classico Villa Terra, sur son site web, n'y figure pas. Serait-il difficile d'assumer un vin de cette qualité ?
 
Le bon vin italien ne se trouve pas dans les super-hypermarchés, je le constate jour après jour. Et cela donne une raison d'être supplémentaire à mon projet. Comme la vie est bien faite !!! 

lundi, 17 mars 2008

Au coeur du Chianti : Castello di Tornano

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Je le sais, vous allez me reprocher d'être un peu trop centré autour du chianti sur ce blog. Mais parfois, on n'y peut rien : un fournisseur vous envoie des bouteilles pour essayer, que faire ? Les jeter ? Les boire sans vous en parler ? Non, pas possible ! Mon éthique du partage des mes impressions sur le(s) vin(s) italien(s) me l'interdirait. Donc, oui, je vous le confirme, je vais vous évoquer ma dégustation de deux chianti.

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Bon, déjà, Castello di Tornano, c'est beau. C'est un peu l'image d'Epinal de la Toscane terrienne, celle du chianti, avec son soleil, ses douces collines, ses vieilles pierres médiévales, ses vignes, ses cyprès. Une première émotion coule sur mes joues à cette évocation d'une des plus belles régions que je connaisse au monde. Bon, j'ai pas encore fait le tour du monde non plus, hein...

Et puis, Castello di Tornano, c'est un petit tas de pierre placé au coeur, mais vraiment au coeur du chianti :

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Et enfin, Castello di Tornano, c'est une demeure splendide à usage touristique, pas tout-à-fait à portée de toutes les bourses, mais pour ceux qui ont la chance de pouvoir se l'offrir, dans laquelle on doit se sentir comme un coq en pâte.

 

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Bon, je me perds en circonvolutions, mais en même temps, je me dis que c'est aussi ça, l'Italie. Parfois, trop, je n'ai qu'un goût modéré pour la débauche de luxe, mais en même temps, un petit coup par ci par là, je ne dis pas non. Bref, une personne qui a pris contact sur mon blog par ce petit commentaire sur cette note m'a proposé d'essayer les vins dont elle est, si j'ai bien compris, représentante.

Ayant accepté un essai, j'ai reçu deux bouteilles de chianti : un chianti classico castello di tornano 2005 et un chianti classico riserva castello di tornano 2004. Vous avez noté la différence ? C'est le "riserva" qui fait la différence. Pour expliquer en 2 mots la différence entre un chianti classico et un chianti classico riserva, disons que c'est le vieillissement qui fait la différence : un chianti classico doit vieillir 10 mois à partir du 1er janvier suivant la récolte avant de pouvoir être commercialisé, tandis qu'un chianti classico riserva doit vieillir 24 mois dont 3 minimum en bouteille.

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Alors, donc, le chianti classico, fait pour l'essentiel de sangiovese auquel on a adjoint du canaiolo, mais aussi un fond de trebbiano toscano et de malvasia lunga (2 cépages blancs), tous des cépages typiques de la région.

L'affinement a été fait en chêne français (comme très souvent) pendant 12 mois, puis en bouteille.

Le résultat est agréable. Sans prétendre à un caractère exceptionnel pour ce chianti, j'ai retrouvé ces parfums qu'il est parfois difficile de retrouver quand l'on sort du pays d'où il est originaire, des odeurs qui l'entourent et des plats qu'il accompagne. Mais on retrouve ces odeurs fruités, de cerises à peine mûres, notamment et aussi de violette. Et puis, en goût, il y a cette acidité que trop de producteurs cherchent à masquer, cette acidité pourtant typique du sangiovese et qui donne tout son charme à cette boisson. Les tanins sont présents, légers et peu agressifs. Moi, je ne suis pas un partisan fou du chêne qui tend à masquer certaines caractéristiques d'un vin. Là on a une note finale de chêne, qui, tout en me décevant un peu, n'est pas foncièrement désagréable.

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Ce deuxième vin, le chianti classico riserva, n'est pas tout-à-fait à comparer avec le premier. En effet, le fait qu'on ait affaire à deux millésimes différents fait que la comparaison à ses limites.

Et il n'y a pas que ça : en effet, dans cette production, les cépages de complément divergent (et dix verges, c'est beaucoup...) : en plus du sangiovese et du canaiolo, on a mis une couche de merlot en plus. On sait bien ce que cela va rajouter le merlot : du fruit et de la rondeur.

L'affinement a duré 6 mois de plus en chêne.

On obtient quoi ? Un beau produit, bien rond, bien équilibré, auquel il est dur d'observer vraiment des reproches, si ce n'est qu'il manque pour le coup d'un caractère qui lui soit propre. Bien qu'aimable, il me procure moins d'émotion que le chianti classico. Mais je crois que c'est une peu mon problème en général. Mais ne gâchons pas notre plaisir, prenons-en encore un verre !!!! 

 

 

 

 

 

 

 
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