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vendredi, 30 mai 2008

Où part le vin italien ?

1169465664.jpgJ'ai parlé il y a maintenant plus d'un mois du bilan 2007 des pays exportateurs de vin. J'avais évidemment mis l'accent sur l'Italie, cependant je ne disposais pas forcément de données permettant de développer le sujet, cependant, je rappelle quand même que le vin italien apparaît comme le plus gros exportateur en volume.
Là, je voulais m'étendre sur les pays qui importaient du vin italien. Sur les 18 millions et quelques d'hectolitres exportés par nos amis italiens, environ 13 millions restent dans l'Unione Européenne, soit presque 3/4. Assez logique, c'est vrai... Mais sur ces 13 millions, 8 millions (soit environ 60%) partent pour 3 pays : le Royaume-Uni, l'Allemagne, et la France.
Alors, me direz-vous, mais en France, où est-il, ce vin italien ? En fait, en guise de réponse, je donnerais 2 pistes :
  • D'abord, la France est à la fois un des plus gros consommateurs (avec l'Italie) et un des plus gros producteurs (avec l'Italie) de vin au monde. En fait l'offre est complètement perdue au milieu des linéaires des cavistes et autres supermarchés. Mais nous consommons tellement que l'un dans l'autre, du vin italien part également.
  • Ensuite, il ne faut pas sous-estimer toutes les pizzerie répandues sur notre territoire qui ont toujours sur leur carte un valpolicella, un bardolino, ou un chianti, voire un nero d'avola. Pas les meilleures bouteilles (d'où un déficit d'image, d'ailleurs), mais le poids de ces restaurants n'est sans doute pas négligeable.
Heureusement, de plus en plus, des restaurants italiens voient le jour en France proposant une autre cuisine italienne et une vraie carte de vins. Il y a encore du boulot pour augmenter l'image des vins italiens, mais ça monte, et c'est justifié.
 
Pour prolonger, j'avais écrit également une note sur la place du vin italien en France

jeudi, 29 mai 2008

Le vin sicilien par Vinsurvin

259754012.jpgJe vous signale que l'un des blogs les plus renommés dans la vitiblogosphère française, vinsurvin, évoque le vin italien. Plus exactement, il évoque les vins siciliens et s'attarde même sur un nero d'avola. Bon, la bouteille en lui-même lui a visiblement laissé une impression mitigée. Plutôt positive mais quand même mitigée si j'ai bien lu.

mercredi, 28 mai 2008

La compétitivité mondiale des vins italiens

Viniflhor vient de sortir une étude assez complète sur la compétitivité des vins par pays sur le marché mondial. L'enquête est intéressante, et je vais essayer d'en retirer la substantifique moëlle, mais pour la partie italienne. Ceux qui sont intéressés par la France pourront sans que je m'en offusque aller consulter l'étude. Vous pouvez même en retrouver un résumé chez Viti-Net.

Alors, Viniflhor, je le rappelle, c'est l'office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture. Dépendant de l'état français, on pourrait supposer que le vin français va avoir une place de choix exagérément positive, histoire de mêler étude et publicité. Ce n'est pas le cas, et d'ailleurs, toutes les études statistiques de cet organisme se veulent et me semblent tout-à-fait objectives. Et pour rassurer tout le monde, l'étude développée dans cette note est cautionnée par Ernst & Young pour la méthodologie et par Agrex Consulting pour la collecte de données.

Plusieurs critères ont été utilisés pour déterminer le classement final.

1552187232.JPG1. Le potentiel de production

Dans ce chapitre, on inclut :

  • la superficie et le potentiel de superficie future notamment compte tenu des arrachages en Europe : l'Italie représente 10,5% de la superficie mondiale, 3ème derrière Espagne et France.
  • la part de l'encépagement rouge qui donne plus de valeur au vin : elle est de 78% en Italie, 2ème derrière la Chine.
  • la part des cépages internationaux, plus facilement exportables : elle est de 9% en Italie, 11ème sur les 12 pays observés. Cela diminue sa compétitivité mais lui confère en échange une vraie typicité.
  • la production de vin, ou l'Italie est 2ème derrière la France avec 49,6 millions hl.
  • les rendements : l'Italie est 9ème avec 68,9 hl / ha, mais on constate une forte disparité entre les rendements du Nouveau Monde (94,7 hl/ha) et de l'Ancien Monde (53,9 hl / ha). Par ailleurs, la politique européenne sur les rendements est plutôt de, justement, les limiter pour augmenter la concentration de la production, et à ce sujet, les autres pays tendent plutôt à désormais faire baisser leurs rendements.
  • le prix du raisin payé au producteur : l'Italie est 14ème sur les 16 pays observés. Cela étant, un prix élevé n'est pas forcément un frein irrémédiable : ainsi, le prix du raisin en France est largement gonflé par le champagne. Or, on ne peut pas dire que le champagne soit un produit non compétitif au niveau international.

En conclusion, sur ce critère, l'Italie est 7ème, notamment pénalisée par les cépages internationaux, les rendements et le prix du raisin, pour des points forts qui sont la superficie, les cépages rouges et le volume de production. Pour info, la France est 5ème.

 

1204847363.JPG2. l'environnement pédoclimatique

Mais, au préalable, qu'est donc ce vilain mot "pédoclimatique" ? Il s'agit des facteurs climatiques favorables ou défavorables à la culture de la vigne (pluviométrie, irrigation, ensoleillement, gel, grêle, etc.

On le voit, en l'occurrence, l'Italie est sur le podium, à la 2ème place, entre le Chili et le Brésil. Nos voisins transalpins ne souffrent ni de sécheresses catastrophiques (même s'il convient de distinguer le Trentin, au nord, des Pouilles, au sud), ni de périodes de gel trop longues, et l'eau est raisonnablement présente. En fait, tout est relatif, et la chose se joue surtout parce que d'autres pays sont plus sujets à difficultés. Ainsi, la France n'est pas dans le trio de tête car une partie de son vignoble est relativement souvent soumise à des périodes de gel un peu trop longues.

En raison des phénomènes de réchauffement climatique observés sur la planète depuis maintenant une 10aine d'année, ce critère pédoclimatique risque de faire bouger les vignobles, il sera donc à suivre d'année en année.

 

1437414161.JPG3. la capacité des acteurs à conquérir le marché

On fait rentrer plusieurs points dans ce domaine : 

  • le contrôle de l'approvisionnement en raisins : la mesure en l'occurrence se fait en fonction de la superficie détenue en propre par les principaux groupes. En Italie, on se situe plutôt dans un système très parcellisé, fait de petites propriétés. On a bien sûr quelques grands propriétaires, mais rien qui ne soit de la taille des propriétés argentines (Santa Rita, San Pedro...) par exemple, ou de certains conglomérats multinationaux (Mondavi, Gallo...).
  • stratégie de croissance : la meilleure mesure est de comparer les parts de marchés des pays producteurs au sein des pays non producteurs et très importateurs (donc, le Royaume-Uni, ou le Bénélux, par exemple). Ainsi, au Royaume-Uni, on observe une certaine atomisation du marché dans lequel l'Italie, avec 15% de part de marché, prend la 3ème derrière la France et l'Australie (une surprise, pour ma part). Le Nouveau Monde prend 44% du marché, avec une forte montée ces 15 dernières année, qui devrait commencer désormais à ralentir. En Belgique, la dominance est très française (62% de PDM) et l'Italie est 2ème (mais avec seulement 8% de PDM).
  • positionnement prix : l'Italie se situe, avec un prix départ cave vers exportation de 1€34, à la 7ème place en prix croissant, en dessous de la moyenne. Un prix qui reste donc compétitif compte tenu de la bonne réputation de son vignoble.
Sur ces aspects, l'Italie se classe globalement au 7ème rang, ce qui tend bien à montrer que l'Italie n'est pas forcément un pays organisé pour l'exportation. En tout cas, il n'y a pas vraiment de grosses machines dont le but est la lutte quant à la suprêmatie mondiale.
 
 
 
1115952863.JPG4. le portefeuille des marchés
 
Mais c'est quoi donc encore que ça, le portefeuille des marchés ? En résumé, on peut simplifier en disant qu'il s'agit du rapport production / consommation locale / exportations.  Vous le voyez, l'Italie est leader sur ce critère, devant l'Argentine et la France.
L'Italie, comme la France, est à ranger dans les pays exportateurs à forte consommation locale.  En Italie, 31% de la production est exportée (contre 26% en France) tandis qu'ils importent encore moins que les français. Ensuite, l'avantage de l'Italie est d'augmenter ses exportations en valeur tout en baissant peu à peu le prix de vente. Les français ne sont pas exactement dans le même cas, toujours eu égard au champagne qui, en continuant d'augmenter en prix unitaire, voit toujours ses ventes augmenter de façon considérable.
 
 
 
1399009751.JPG5. l'organisation de la filière et le soutien public
 
Là encore, plusieurs aspects entrent en considération :
  • le soutien amont :  globalement, grâce à l'UE, l'Europe est bien aidée.
  • le soutien aval :  on peut traduire cela par le budget de communication collectif à l'export, sur lequel l'Italie est en 2ème place derrière la France
  • réglementations : la souplesse des réglementations est sensée être un bon support à l'exportation. Bon, sur ce point, ça se discute. Cela peut parfois se faire au détriment d'une certaine garantie de qualité.
Sur ce sujet, l'Italie est 2ème derrière la France.
 
 
1858067698.JPG6. l'environnement macro-économique
 
Evidemment, on intègre ici :
  • les variations du taux de change, plutôt favorable en ce moment aux pays dont la monnaie suit le dollar et non l'euro
  • les dépenses alimentaires du marché intérieur, qui permettent de soutenir la production. L'Italie, très consommatrice d'alimentation et de restauration, est en tête, aidée de surcroît, mais comme tous les pays européens, par le niveau de l'€.
  • la part du vin dans la consommation d'alcool : l'Italie est là aussi en tête, le vin représentant 77% de la consommation
L'Italie est 5ème sur ce classement.
 
Au final, l'Italie prend la 2ème place. On retrouve en fait sur le podium les 3 grands pays historiques du monde du vin que sont l'Espagne, la France et l'Italie. 
 
Et donc, je répète, pourquoi les vins italiens n'auraient-ils pas une place à part entière sur le marché français ? 

lundi, 26 mai 2008

Wines of the world : Renaissance en Toscane

1188167847.jpgL'auteur du blog Wines of the world, vient d'écrire une note sur la Toscane, et la renaissance de son produits phare, le chianti classico. La note est courte, mais il n'est point besoin d'en faire plus, et la note résume bien la situation actuelle. D'ailleurs, moi-même, je m'arrête-là, allez voir sa note, et puis c'est tout.

dimanche, 25 mai 2008

Le choix, dans les vins comme dans les banques, c'est bon !

944630440.jpgJe ne vous l'avais peut-être pas dit, mais, finalement, il n'y a pas une banque, mais deux qui me suivent !!!! Et le choix, ça permet quoi ? Le meilleur prix ! Je vais bien réfléchir. De toute façon, le temps que je réussisse à libérer mon capital, 2-3 semaines vont s'écouler. D'ici une semaine, j'aurai bien défini ma banque de prédilection.

Bon, sachant qu'une de ces 2 banques a toujours été derrière moi pourvu que certaines conditions se réalisent. A conditions proches, j'ai quand même envie de la suivre. Mais, bon, si les conditions de la seconde banque s'avèrent vraiment meilleures, notamment en frais de fonctionnement (en coût de l'emprunt, c'est du kif kif), il faudra quand même réfléchir.

Les charges, c'est important, au jour le jour !!!!!!

 

 
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