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mardi, 30 octobre 2007

Villa Pillo

Cela faisait un moment que j'avais un peu mis de côté le compte-rendu de mes visites de vignobles en Toscane.

Le vendredi 12 octobre au matin, j'ai visité la Villa Pillo, établissement perdu dans les collines toscanes vers Gambassi Terme, quelque part entre Florence et Sienne.

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Il s'agit d'un assez vieil établissement, puisqu'il remonte au Moyen-Age, créé par un marquis florentin (les nobles ont été et restent très présents dans les vignobles toscans). Après quelques changements de propriétaires, particulièrement au XXè siècle, il est depuis 1989 aux mains d'un américain.  Alors qu'avant son arrivée, la Villa Pillo ne cultivait que le San Giovese, notre américain, par ailleurs propriétaires d'autres vignobles en Californie notamment, a amené les cépages plus "internationaux", tels que le Carbernet-Franc, le Merlot, le Syrah.
Par ailleurs, après n'avoir proposé que du vin rouge, le premier millésime de rosé a vu le jour en 2006, et la première vendange de blanc (Sauvignon) a eu lieu cette année.
 
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Comme la plupart des vignobles, ils font aussi du Vin Santo, un vin élaboré à partir de raisins récoltés et asséchés,puis vieilli environ 5 ans et de l'huile d'olive...

 
La dégustation :
 
Borgoforte 2004 :
medium_Vborgoforte.jpgUn vin fait à la mode des super toscans, c'est-à-dire, en sortant des normes DOC et DOCG, et an ajoutant un peu d'international au San Giovese, en l'occurrence, 40% de Cabernet-Sauvignon et 10% de Merlot.
Une robe rubis / cerise, un parfum puissant, qui ne gâche pas les parfums du San Giovese, mais arrondi et équilibré par le Cabernet et le Merlot, ce qui donne un mélange de fruits rouges et de vanille. Un beau tanin final, quoiqu'une bouche finale un peu légère.
 
Note de L'Espresso (pour le 2005) : 13/20
 
 

 

 

Cypresses San Giovese 2005 :

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Ce vin fait de 100% San Giovese est encore un peu jeune et fermé.Il peut vieillir 5 ans, donc il est peut-être préférable d'attendre. Les parfums et les saveurs sont légèrement en retrait, la robe est plus vive que dans le Borgoforte (ce qui est plutôt normal).

 Note de l'Espresso : 12,5/20

 

 

 

 

 

Syrah 2003 :

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Fait de 100% de Syrah. Le Syrah, quand il est développé sur les collines toscanes, développent encore de nouveaux parfums d'épices, comme le poivre. Dans le cas présent, le vin est vieilli pendant 15 mois en fûts de chêne français. Les saveurs à la dégustation évoquent le cassis et son acidulité, le poivre, le chocolat, le cuir, également...

Un vin très intéressant. 

 Note de l'Espresso : 15,5/20

 

 

 

Sant'Adele Merlot 2003 :

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100% Merlot. Du classique mais sérieux...

 Note de l'Espresso : 14,5/20

 

 

 

 

 

Vin Santo 1999 :

medium_Vinsan304x204.jpg Le grand classique de la Toscane, le Vin Santo. Villa Pillo s'attache à faire ce vin suivant la grande tradition toscane, fait à base de Malvasia et de Trebbiano, avec une sélection des meilleures grappes. Les grappes rentrent dans le processus d'assèchement qui dure 5 mois, ce qui augmente considérablement la concentration en sucre. Ensuite, le vin reste à mûrir en petits fûts de chêne pendant 4 ans.

Au final, une couleur très sombre pour un VinSanto, des parfums de réglisse, miel, fruits jaunes mûrs, amandes. Un vin très fin et peu agressif, pas écoeurant, ce qui est souvent le cas de certains Vin Santi. 

 

 

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Au final, un établissement qui correspond assez bien à mes critères, avec une structure relativement petite, des vins de bonnes qualités à des prix tout-à-fait acceptables.

mercredi, 24 octobre 2007

A la recherche de l'emplacement perdu

Depuis lundi à la recherche du local de la mort qui tue, j'ai déjà visité 6 emplacements, j'en visite encore 2 demain, et je suis en contact pour un 9ème. Bon, sur les 6 vus, il y en a un qui présente un emplacement vraiment bon pour un prix vraimen acceptable. Il a bien sûr des inconvénients, mais je crois qu'il ne va pas falloir que je rêve trop longtemps... Visons petit pour grimper petit à petit.
Ce contact avec le monde de l'immobilier spécialisé en fonds de commerce est assez intéressant, enrichissant, même. Un fonds de commerce ne se lâche pas à vil prix, à Nantes, a fortiori avec un emplacement n°1 - n°1 bis, et encore moins avec une licence IV, qui en elle-même vaut déjà cher...
Réfléchissement, réfléchissement... Bien, mais vite... 

lundi, 22 octobre 2007

Les 3 E du petit commerce

C'est ma consultante qui me l'a dit, mais chacun à sa façon, beaucoup me l'avaient déjà dit : dans le petit commerce, les fondamentales à respecter, ce sont les 3 E : d'abord l'Emplacement, ensuite l'Emplacement, enfin l'Emplacement.

Bref, aujourd'hui, sérieusement lancé à la recherche du local, j'ai décroché 4 visites. Je sais déjà que certains ne conviendront pas, mais c'est important de se faire une idée de ce que l'on peut obtenir et pour quel prix. Et par la même occasion, c'est aussi une bonne occasion pour voir quel CA peuvent faire les commerçants et quelle rentabilité ils obtiennent. Ca compte, ça aussi, bien sûr.

Au-delà, ce qui continue à dominer, ce sont les sons de cloche variables suivant les négociateurs rencontrés : "ah, monsieur votre apport risque d'être insuffisante", collé à "mais voilà un excellent budget, monsieur".

Donc du coup, encore, il y aurait de quoi se décourager et y croire en même temps : ce n'est pas si dur de trouver locaux à des prix acceptables, mais dans ce secteur les banquiers sont paraît-il, assez frileux. On verra commment cela avance. Pour l'instant, partons su principe que qui ne dit mot consent... 

20:35 Publié dans Péripéties | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : création, local

Des hauts des bas

Je ne suis évidemment pas le seul à qui ce genre de hauts et de bas peut arriver dans le cadre d'une création d'entreprise, mais, je vais quand même raconter cet enchevêtrement de rendez-vous, pour montrer qu'il faut quand même et avant tout croire à son idée quand on est encore dans la phase de projet, d'étude de marché et de faisabilité.
 
Mercredi 17 octobre je suis rentré de Toscane au matin. Le mercredi après-midi, j'avais un rendez-vous à la Maison de la Création et Transmission des Entreprises de la CCI de Nantes. Ils devaient me remettre ls résultats de la mini-étude de marché que je leur avais commandé. Pour 150€, je pense que cela vaut le coup, même si ce qu'ils appellent un "pack marché" ne regroupe pas tout ce que doit être une étude de marché complète : pas vraiment d'étude qualitative, à savoir l'élaboration, la passation, le dépouillement, l'analyse d'un questinnaire, en particulier ; pas non plus de prise en compte de l'impact positif (ou négatif) de ce que peut apporter "l'innovation" proposée ; enfin, difficulté d'avoir une étude exclusivement sur les bars à vins de la métropole.
Bref, ce qu'apportait cette étude, c'était un point de vue sur la concurrence locale, sur le marché, l'état des bars à Nantes, mais également des épiceries fines. Des préconisations et des recommandations de la part de mes interlocuteus,également.
De cette étude, ils ont visiblement cherché à me faire ressortir l'aspect risqué de mon projet : une forte concurrence à Nantes (un taux de nombre de bars / population largement supérieur à la moyenne française), quelques échecs... Parallèlement, ils n'ont pas spécialement cherché à me dissuader, considérant que le succès dépend également beaucoup du mix emplacement / aménagement / accuei. Mais je suis ressorti quand même plutôt dégonflé. Pas découragé, mais dégonflé.
 
Le lendemain matin, je vais voir ma consultante dans le cadre de mon OPP (Opérateur Privé de Placements, financement d'un vrai consultant auprès des créateurs d'entreprises touchant des indemnités assedic), qui me dit que cette étude est très incomplète, et me confirme justement ce dont j'essaye malgré tout de me convaincre : le concept est intéressant, recherché et n'existe pas en tant que tel à Nantes. En fait beaucoup de commerçants communiquent sur l'aspect bar à vin, mais ne sont pour l'essentiel que des restaurants proposant une belle carte de vins au verre. Je ne serai pas restaurateur, mis à part des assiettes apéritives issus de produits locaux (charcuterie, fromages, antipasti divers). Et ceci existe très peu sur Nantes, en réalité.
Par ailleurs, je ne proposerai que des vins italiens, ce qui constitue la seconde différence. Evidemment, le produit est relativement inconnu du grand public en France, mais jouit cependant d'une belle réputation, et là encore, je serai le seul à le proposer en débit de boissons.
Je ressors donc un peu relancé de ce rendez-vous
 
Puis, la même matinée, ce jeudi 17 octobre, je vais voir mon intermédiaire financier, chargé de me trouver des banquiers mais également très au fait de ce qui se passe sur la place de Nantes, qui me dit que cela ne va pas être facile de convaincre des banquiers au vu de mon maigre apport et de ma relative expérience sur le métier.
 
Tout ça pour dire quoi ?
  1. C'est bien d'écouter les avis des experts, mais il faut aussi savoir croire à son idée, et avancer jusqu'à arriver à l'impasse. Et quand voit-on l'impasse ? Quand les fonds refusent d'arriver ou disparaissent quand on n'a pas gagné le moindre kopek. A ce moment, il n'est pas encore trop tard pour abandonner.
  2. Très concrêtement, c'est le moins que l'on puisse dire, il est temps de se mettre à la recherche d'un local, ce qui fera avancer tout le projet, maintenant que l'activité est assez clairement cernée. C'est mon programme pour cette semaine...

dimanche, 21 octobre 2007

B&B Podere Montagione

Jeudi dernier, j'ai passé la nuit au B&B Podere Montagione. Contrairement à la veille, voilà une vieille maison de campagne toscane tout là-haut perdue dans les collines. Cette fois-ci, on se retrouve vraiment perdu au milieu de nulle part, même si chez nos amis propriétaires, ça ressemble à tout sauf à la misère. Mais, je vous l'accorde, l'un n'empêche pas l'autre.

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Les chambres du B&B sont dans une dépendance de la maison, donc, les uns ne risquent pas d'ennuyer les autres. Ci-dessous, la dépendance en question. En revanche le petit déjeûner se prend dans la maison principale. Ce qui permet de profiter d'une énorme et magnifique cheminée.

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Bon, moi, étant tout seul, je me suis retrouvé dans une chambre d'enfants avec des lits superposés. Ce qui n'est pas grave. En revanche, la chambre était un peu petite, je dois dire (et, délibéré ou pas, on ne retrouve pas les photos de cette chambre sur ce site). A part ça, j'aurais tendance à recommander cette adresse pour un couple avec des enfants en vacances. Il y a même une piscine, ce qui n'est pas pour me déplaire. Evidemment, en octobre, bien que j'y aurais bien piqué une tête, la piscine était fermée. Les italiens sont plus frileux que les français, et à 25° dehors, ils ne se baignent plus.

Enfin, les propriétaires sont plutôt sympas, l'accueil est plaisant et loin d'être encombrant.

 

10:00 Publié dans En Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Toscane, hébergement

 
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